L’ESPRIT ET LA RICHESSE
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Buvons à la belle qui long-temps éveilla les soupirs du pocte , à la jeune fille qui donna aux chansons ce que l’or ne put jamais acheter! Oh! le cœur de la femme est réservé au seul Ménestrel. Touché par d’autres mains, ce doux instrument n’est pas moitié si mélodieux. Buvons donc à celle qui long-temps éveilla les soupirs du poète -, à la jeune fille qui donna aux chansons ce que l’or ne put jamais acheter !
A la porte de verre de la Beauté , jadis se rencontrèrent la Richesse et l’Esprit : « Qui entrera, demandèrent-ils ? Elle répondit : Le plus adroit
A l’aide de sa clef d’or la Richesse crut passer ; mais elle fit de vains efforts , tandis que l’Esprit apporta un diamant qui lui ouvrit un brillant sentier ! Buvons donc à celle qui long-temps éveilla les soupirs *. •
du poêle , à la jeune fille qui donna aux chansons ce que l’or ne put jamais acheter!
L’Amour qui cherche une demeure près des grandeurs , près des richesses , est comme le sombre gnome qui habite d’obscures mines d’or $ mais l’amour du poëte plane dans une plus brillante région. Les Cicux sont sa patrie, quoique la femme le retienne sur la terre. Buvons donc à celle qui long-temps éveilla les soupirs du poëte, à la vierge qui donna aux chansons ce que l’or ne put jamais acheter !