‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 41 sur 81 · ERIN ! OH ÉRIN · texte numérisé non relu

ERIN ! OH ÉRIN

Semblable à la lampe brillante qui , sur le saint autel de Kildare (1), a brûlé pendant des siècles de ténèbres et de tempêtes , le cœur que les douleurs ont oppressé en vain , leur survit , encore jeune et ardent. Érin , oh Érin ! à travers les larmes d’une longue nuit d’esclavage , aussi brillant ton esprit m’apparaît.

Les nations sont tombées, et tu vis encore-, ton soleil se lève quand les autres se couchent , et quoique le nuage de l’Esclavage ait obscurci ton Aurore , le midi

(») Le feu inextinguible de sainte Brigitte à Kildare , que mentionne Giraldus. « Apud Kildariamoccurrit lgnis Sanctas Brïgidœ, queminextinguibilem vacant; non quàd extingui non posait, sed quàd tam sollicité moniales et sanctas mulieres ignem , suppetente matcrid , fovent et nutriunt ut à tempore virginis per tôt annoruni eut rie u la semper mansit inextinctus . » (Girald. Camb. de Mirabil. hibern. Dist. u , c. 34.)

de la Liberté rayonnera encore autour de toi.

Érin, oh Erin ! quoique long-temps dans l'ombre , ton étoile brillera , quand les astres les plus orgueilleux pâliront !

La pluie ne glace pas , le vent n 'éveille point le lis qui dort pendant les heures glacées de l’hiver , jusqu’à ce que la main du printemps délie sa froide chaîne, et que le jour et la Liberté bénissent la jeune fleur (i).

Erin , oh Erin ! ton hiver est passé , et l’espérance qui lui a survécu est tout près de fleurir.

(i) Madame H. Tighe , dans ses charmas» vers sur le lis , a appliqué cette image k un sujet encore plus important.

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