‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 66 sur 81 · MÉLODIE LVII · texte numérisé non relu

MÉLODIE LVII

Le Soleil du matin brillait d’un vif éclat , je vis une barque légère se balancer mollement sur les eaux. Je revins, quand le Soleil pàljssant s’éloignait de la rive , la barque était encore là , mais les vagues s’étaient enfuies.

Ah ! tel est le sort des brillantes espérances du matin de la vie. Les flots passagers de la joietoous soutiennent un instant, et puis nous abandonnent.

Æhaque vague qui nous portait sur sa crête brillante , quand vient le soir, nous laisse seuls sur le rivage désolé. ,

Ne me parlez jamais de l’éclat doux et sereiD qui orne le déclin de nos jours, du calme de la nuit. Rendez-moi , rendez-moi la vive fraîcheur du matin $ ses nuages et ses pleurs valent mieux que la plus belle lumière du soir.

Oh! qui ne désirerait le retour de cet instant ,

IRLANDAISES. ig3

où la passion éveilla une nouvelle vie dans tout son être , où son ame , semblable au bois qui devient précieux en brûlant, exhala tous ses parfums dans les feux délicieux de l’Amour.

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