CHANT SACRÉ
Ne viens pas ! A Seigneur ! dans les vèlemens
éclatans que tu portais sur le Mont , au jour de ta
colère ; viens , voilé de ces ombres , profondes et imposantes, que la tendre Miséricorde étend sur tes traits de feu!
Seigneur! tu te rappelles la nuit, où ton Peuple (a) faisait face à l'Ennemi sur les bords de la Mer-Rouge ; ta colonne lumineuse annonçait à l’Egypte la mort et la Désolation, tandis qu’Israël se réjotSssait, pendant la nuit , au feu de ses rayons!
Ainsi, quand les nuages redoutables de ta colère épouvantent le Monde , cache-nous , dans ta miséricorde, ta face menaçante.
Tandis qu’oppressés de terreur les coupables te contemplent , tourne vers nous la douce lumière de ton amour!
(i) Elle parut entre le camp des Egyptiens et le camp d’Israël ; c’était , pour les premiers , une nuée ténébreuse ; mais la nuit, elle prêtait sa lumière aux Israélites. (A’.t ode xvi. ao.) L’application , que j’ai faite de ce passage , est empruntée à quelque écrivain, dont je suis assez ingrat pour avoir oublié le nom.