‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 65 sur 81 · CHANT SACRÉ · texte numérisé non relu

CHANT SACRÉ

Ne viens pas ! A Seigneur ! dans les vèlemens

éclatans que tu portais sur le Mont , au jour de ta

colère ; viens , voilé de ces ombres , profondes et imposantes, que la tendre Miséricorde étend sur tes traits de feu!

Seigneur! tu te rappelles la nuit, où ton Peuple (a) faisait face à l'Ennemi sur les bords de la Mer-Rouge ; ta colonne lumineuse annonçait à l’Egypte la mort et la Désolation, tandis qu’Israël se réjotSssait, pendant la nuit , au feu de ses rayons!

Ainsi, quand les nuages redoutables de ta colère épouvantent le Monde , cache-nous , dans ta miséricorde, ta face menaçante.

Tandis qu’oppressés de terreur les coupables te contemplent , tourne vers nous la douce lumière de ton amour!

(i) Elle parut entre le camp des Egyptiens et le camp d’Israël ; c’était , pour les premiers , une nuée ténébreuse ; mais la nuit, elle prêtait sa lumière aux Israélites. (A’.t ode xvi. ao.) L’application , que j’ai faite de ce passage , est empruntée à quelque écrivain, dont je suis assez ingrat pour avoir oublié le nom.

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