‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 68 sur 81 · MÉLODIE LIX · texte numérisé non relu

MÉLODIE LIX

Ce monde entier n’est qu’une onxbre fugitive , où les illusions se succèdent rapidement ; les sourires de la joie , les larmes de la douleur sont de faux sembla ns, qui brillent aux yeux de l’homme, pour le tromper , pour l’attendrir. Il n’est rien de vrai que le Ciel!

L’éclat des ailes de la Gloire est faux et passager, comme les teintes pâlissantes du soir ; les fleurs de l’Atnour,de l’Espérance, de la Beauté, s’épanouissent pour la tombe. Il n’est rien de brillant que le Ciel !

Pauvres voyageurs d’un jour orageux, chassés de... vague en vague, l’éclair de l’Imagination , le rayon plus calme de la Raison, ne font que nous montrer les dangers de la route. Il n’est rien de calme que le Ciel !

Page 1