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ouvrages de presque tous les théologiens qui ont traité ce sujet; — les neuvième, dixième et onzième chapitres, du sixième livre de « l’histoire des Juifs ,» où sont rapportées toutes les rêveries extraordinaires des Rabbins (1) sur les Anges et les Démons; — les Questions attribuées à saint Athanase; — le Traité de Bonaventure , sur les ailes desSéraphins (a) ; et, en dernier lieu, le lourd in-folio de Suarez « de Angclis , » où le lecteur trouvera tout ce qui a jamais été imaginé ou raisonné sur un sujet que de tels écrivains ont seuls pu rendre aussi ennuyeux.
(i) Le passage suivant peut donner une idée de ce bizarre ouvrage : « Les Anges ne savent point la langue chaldaïque; c’est pourquoi ils ne portent point à Dieu les oraisons de ceux qui prient dans cette langue. Ils se trompent souvent; ils ont des erreurs dangereuses; car l’Ange de la mort , qui est chargé de faire mourir un homme, en prend quelquefois un autre, ce qui cause
de grands désordres Ils sont chargés de chanter devant Dieu
le cantique : « Saint, saintest le Dieu des armées ; mais ilsne remplissent cet office qu’une fois le jour, dans une semaine, dans un mois, dans un an , dans un siècle ou daus l’éternité. L'Ange , qui luttait contre Jacob, le pressa de le laisser aller, lorsque l'Aurore parut, parce que c’était son tour de chanter le cantique ce jourlà , ce qu’il n’avait encore jamais fait. »
(a) Je n’ai pu consulter cet ouvrage ( qui, malgré son titre, est probablement aussi ennuyeux que tous les autres), l’ayant vainement cherché dans la Bibliothèque royale à Paris , quoique je fiAse aidé par le zèle et la complaisance de MM. Langlès et Van- Pradt, dont l’administration libérale de ce très-libéral établissement, leur donne tant de titres à la viveet siucèrc reconnaissance T du monde littéraire, non-seulement pour l’effet immédiat d’une telle conduite, mais aussi pour l’exemple utile qu’elle donne