‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 75 sur 81 · DES AMOURS DES ANGES. 2 I · texte numérisé non relu

DES AMOURS DES ANGES. 2 I

« Alors la coupc fatale épancha pour la première fois sa » liqueur sur mes lèvres. »

Quelques-unes des circonstances de cette partie du poème m’ont été suggérées par la Légende orientale des deux anges , Harut et Marut , racontée par Mariti , qui dit que l’auteur du Taalim fonde là-dessus l’origine de la prohibition du vin chez les Mahométans. Le Bahardanush rapporte l’histoire différemment.

« Pourquoi les anges malheureux partagent-ils avec les » hommes le fatal privilège de voir 1 »

Tertullien imagine que les paroles de saint Paul , « la femme doit avoir un voile sur la tête (i), à cause des anges , » se rapportent évidemment aux funestes effets que la beauté des femmes produisit autrefois sur ces êtres spirituels. Voyez l’étrange passage de ce Père ( de Virgin. Velandis ) , commençant ainsi : « Si cnim propter angelos , » etc., où son éditeur, Pamelius, essaie de sauver sa moralité aux dépens de sa latinité, en substituant le mot ex cussat à excusât. De tels exemples d’indécorum ne sont , cependant, que trop communs chez

(i) Première Epttre aux Corinthiens, xi. (Traduction du docteur Macknight, p. îo.)

2 l 6 NOTES

les Pères de l’Eglise. Je n’ai besoin pour appuyer cette assertion , que de renvoyer le lecteur à quelques passages du Traité du même écrivain, intitulé « De anima; » aux second et troisième livres du Pédagogue de Clément d’Alexandrie , et aux exemples que La Mothe le Vayer a tirés de saint Chrysostôme,dans son Hexaméron Rustique, journée seconde.

, « Depuis le jour où Lucifer entraîna dans sa chute le tiers

» des étoiles brillantes , etc. »

« Et sa queue entraîna le tiers des étoiles du Ciel , et les jeta sur la terre. » Révélât, xn, 4 , — « Docent sancti ( dit Suarez ) supremum angelum traxisse secum tertiam partem steliarum. » Lib. 7. Cap. 7.

NOTE to, PAGE 27.

a Rien de si radieux ne s’était élevé,, revêtu de la beauté » terrestre, pour réparer dans les Cieux cette perte de lumière » et de gloire. »

L’idée des Pères de l’Eglise était que les vides qu/ cette cbute avait faits parmi les différens ordres des anges, devaient être remplis par la race humaine. Une autre opinion , soutenue par l’autorité du pape , c’est que c^ne fut que le dixième ordre de la hiérarchie céleste qui tomba , et que par conséquent , les promotions qui parfois ont lieu de la terre au Ciel , ne sont destinées qu’à compléter ce seul grade : ou , comme l’explique

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