‹ Les amours des anges, et les mélodies irlandaisesChapitre 17 sur 48 · MELODIE VIII · texte numérisé non relu

MELODIE VIII

Si tu veux être à moi, les trésors de l'air, de la terre, et des mers s'étendront à -tes pieds. Tout ce que l'Imagination nous montre de plus brillant , tout ce que les doux accords de l'Espérance promettent de plus ravissant, seront à nous, si tu veux être à moi , mon Amour !

De brillantes fleurs s'épanouiront en quelque lieu que nous errions 5 une voix divine murmurera dans chaque ruisseau 5 les étoiles nous sembleront des mondes habités par l'Amour , et à nos yeux la terre entière ne sera qu'un beau rêve , si tu veux être à moi , mon Ange !

Des pensées dont la source est pure et mystérieuse , comme celle des fleuves qui coulent des montagnes voisines des cieux , entretiendront la jeunesse dans nos cœurs , si tu veux être à moi , mon Amour !

Ainsi ces fleuves éternels conservent la verdure des plaines qu'ils arrosent.

L'Esprit d'amour crée tous ces prodiges, et plus encore , pour ceux qui s'abandonnent à sa douce magie.

Il peut transporter le ciel , sa patrie , sur la terre qu'il habite, comme tu le sentiras, mon Ange, si tu veux être à moi !

IRLANDAISES. lOg

Elle est loin delà terre où repose son jeune héros: une foule d'amans se pressent autour d'elle ; mais elle fuit leurs regards , et elle pleure , car son cœur est enseveli dans la tombe où il dort !

Elle chante les airs doux et sauvages des plaines chéries qui l'ont vu naître. Elle répète les accords qu'il se plaisait à éveiller. Ah ! ceux que ravissent ses chants , sont loin de croire à l'amertume qui brise son cœur!

Il vécut pour celle qu'il aimait : il mourut pour sa patrie. Elles seules l'attachaient ici-bas. Les pleurs de sa patrie ne tariront jamais. Loin de lui son amante ne languira pas long-temps!

Oh ! creusez le tombeau de la vierge en un lieu doré par les rayons du soleil , lorsqu'ils promettent à la terre un glorieux lendemain ; qu'ils brillent sur sa couche comme un sourire de l'Occident : un sourire de son Ile de douleur , si tendrement aimée!

CHANT NATIONAL

Elle est évanouie pour jamais, la lumière que nous vîmes briller comme la première lueur du Ciel qui vient rompre le repos des morts ! l'homme, s'éveillant du long sommeil des siècles passés , leva les yeux , et bénit ce pur rayon avant qu'il disparût !

Il n'est plus , et les sillons de feu qui marquent son passage , assombrissent encore la longue nuit d'esclavage et de deuil, qui redescend sur les royaumes de la terre , plus ténébreuse pour toi , ô malheureuse Erin ! que pour le reste de l'Univers !

Tes espérances étaient nobles et fières, quand, à travers les nuages grossiers du monde , cet astre dardait ses feux autour de toi 5 quand la Vérité indignée, brisa ses fers, et déroula sa bannière resplendissante, pareille à l'éclat soudain du soleil (1).

(1) a L'éclat soudain du soleil » (Sun-Burst ! ) était le nom idéal que les anciens Irlandais donnaient à la bannière royale.

IRLANDAISES. I l3

Oh! jamais la terre ne reverra un moment si glorieux ! Alors , alors, si toutes les nations eussent chanté l'Hymne de Délivrance , ta douce voix , Erin , eût fait monter au ciel le premier chant de Liberté !

Mais, honte aux tyrans qui nous envièrent ce bonheur ! Honte à la race légère, indigne d'un si grand bien, qui, semblable aux furies caressant le jeune espoir de la Liberté, le baptisèrent dans le sang, sur l'autel fumant de la Mort!

Alors ! s'évanouit pour jamais cette belle et lumineuse vision , dont le souvenir , en dépit des froids sarcasmes des esclaves , vivra dans nos coeurs ; pur, brillant et céleste , tel qu'il apparut pour la première fois au-dessus de toi, ô trop malheureuse Erin!

CHANT NATIONAL

Elle est évanouie pour jamais, la lumière que nous vîmes briller comme la première lueur du Ciel qui vient rompre le repos des morts ! l'homme, s'éveillant du long sommeil des siècles passés , leva les yeux , et bénit ce pur rayon avant qu'il disparût !

Il n'est plus , et les sillons de feu qui marquent son passage , assombrissent encore la longue nuit d'esclavage et de deuil, qui redescend sur les royaumes de la terre , plus ténébreuse pour toi , ô malheureuse Erin ! que pour le reste de l'Univers !

Tes espérances étaient nobles et fières, quand, à travers les nuages grossiers du monde , cet astre dardait ses feux autour de toi ; quand la Vérité indignée, brisa ses fers, et déroula sa bannière resplendissante, pareille à l'éclat soudain du soleil (1).

(i) « L'éclat soudain du soleil » (Sun-Burst ! ) était le nom idéal que les anciens Irlandais donnaient à la bannière royale.

IRLANDAISES. I l3

Oh! jamais la terre ne reverra un moment si glorieux ! Alors , alors, si toutes les nations eussent chanté l'Hymne de Délivrance , ta douce voix , Erin , eût fait monter au ciel le premier chant de Liberté !

Mais, honte aux tyrans qui nous envièrent ce bonheur ! Honte à la race légère, indigne d'un si grand bien, qui, semblable aux furies caressant le jeune espoir de la Liberté, le baptisèrent dans le sang, sur l'autel fumant de la Mort!

Alors ! s'évanouit pour jamais cette belle et lumineuse vision , dont le souvenir , en dépit des froids sarcasmes des esclaves , vivra dans nos coeurs ; pur, brillant et céleste , tel qu'il apparut pour la première fois au-dessus de toi, ô trop malheureuse Erin!

MELODIE XII

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