SCENE III
IIOKTENSIUS, seul, les regardant sortir Il l'emmène! ô scandale! mon élève, le jeune comte Frédéric, à qui j'enseigne la sagesse depuis dix ans! et qui ne fait que des folies! Conduire dans ce vénérable manoir une reine de théâtre! en faire la souveraine du château de Krakentorp! le plus noble manoir de la Hongrie! et le seul qui nous reste de tous nos héritages! Quand je pense qu'en six mois de temps, nous avons dévoré un oncle, deux cousins et trois vieilles tantes! c'est dur! c'est un anlhtopophagedesuccessions, que mon élève! Combien je m'applaudis d'être resté pur et vertueux toute ma vie! d'avoir horreur de ce sexe perfide... qui me le rend bien! grâce au physique imposant dont le ciel m'a doué! Quant à mon élevé, c'est un vrai volcan! un joli corsage, un pied mignon. Crac! la tête lui tourne! mais il est temps de l'arrêter sur les bords de l'abîme! Je lui démontrerai le danger de la comédienne, à l'endroit des héritages... et, comme dit Cicéron... ou un autre : Sapientia est hominis félicitas*. Et virlttSjde Si7i<ctute, quant donat in thesaurum eternitvl (Se retournant.) Qui est-ce qui vient là?