POUR LE JOUR DE PASQUES ENSUIVANT
CE jour que tu viens, Sire, au sainct banquet Chrestien, Prendre et manger de Christ le corps que tu adores. Par qui sans fin la vie en ton corps tu restaures : Car ce corps revivant, fait revivre le tien :
Croy que c'est d'une paix l'infaillibie entretien Avec Dieu, par son fils, qu'en toy tu incorpores : Et sur si saincte paix songe à la paix encores Que tu as faicte, et l'une avec l'autre maintien :
Mais crain[s] tousjours que ceux, qui par fardé mensonge Ont fait une figure, une foy vaine, un songe De l'union que Christ fait ce jour avec toy.
Ne feignent l'union qu'avec eux tu as faicte, Trompeuse et d'un faux masque en leur dam contrefaite, Rompans en telle paix, comme en l'autre leur foy.