SCÈNE III
Les Mêucs. DIMITRI, pmi M. DE VILHENA.
dimitri. Oh I pas encore.
pavita. Vous ici, monsieur f
YALtimN, b<u à Favita. Si je le (renvoyais par U fenêtre...
tnuiTRi. Monsieur votre oncle a bien voulu en effet s’occuper de moi, et il a rédigé en forme de réquisitoire lesdivagations de madame Berral, soit disant d’Harblay. Le gouverneur m'a fait venir, mais il m’a aulil de quelques «îplieations près de son Kircllence pour recouvrer immédiatement avec ma liberté toute la considération qui m’est due.
favita. Et de quel droit entrez-vous dans une maison où vous avez apporté le deuil et la douleur ?...
dimitri. Mais ca n'est pas la première fois, madame, qu'un adversaire loyal se présente chez, celui qu’il a combattu noblement; une pareille démarche n'a rien qui blette les convenances]. .
pavita. C'est vous qui o»cz parler de convenances! voua qui êtes venu froidement, au milieu d'une fête, frapper deui femmes d'un déshonneur public!... un agent de police subalterne, payé pour faire un métier pénible, eût été moins brutal que vou». ht encore res gent-ta n’ont affaire qu'aux criminels, mais vos victimes à vous frétaient pas coupables! Il restait a celte mère un enTant pour remplacer l'inlftme qu'elle a perdu; il restau a cette lillc l'ignorance d'un secret qui pèsera sur toute sa vie, le souvenir sans tache d’uo frère qu'elle croyait mort et qtri avait la meilleure part dans se* prières; elles gardaient toute* les deux la possibilité de trouver sous un autre ciel une existence sinon heureuse, tu moins modeste et respectée!... et vous êtes venu, j'iirnore dans quelle i mention sinistre, arracher le masque respectable de leur vie privée, leur jeter U huutc
au visage et briser leur cœur de désespoir! .• Ah ! Je ne suis qu'une femme, je ne comprend* rien aux lois, je ne sais pas quelles garanties vraie* ou adroites vous avez pu donner a l'autovilé maltais', mais je déclare avec mon honneur, avec ma conscience révoltée, que si jamais un homme a mérité le pilori, c'est pour s'être conduit connue vous l’avez fait I...
VAimit Oh ! que c'eat bien !...
i-iuiTRi. Soyez lièrr, madame I vous avez l'approbation d'un valet.
favita. C'est un ami, monsieur...
vu evtim. Un Talct !.. . Dites donc, vous ne »e- 1 riez pas digne d'être le mien, vous...
dimitri. Drôle I... '
talcxtix. Oui, monsieur, je suis drôle, c'est mon étal, je joue les comiques
dimitri. Voyez pourtant, madame, comme on se trompe en croyant bien faire... j etais persuadé que vous me sauriez gré d'avoir démasqué une pareille rivale, car c'était le moyen le plus infaillible de vous rendre Solre amant...
favita. Monoêi n’e*t pas mon amant, monsieur; mois suppusez-nvoi la passion la plut vive, lu j.vlous c la plus violente, si, après une insulte comme la vôtre, j'avais vu Manoêl s'éloigner d'Hélène au lieu de la défendre, j’aurais regardé cria comme une lâcheté I... maintenant, monsieur, retirez-vous l
dimitui. Pardon, nuis il me sèmble que vous n'étes pas chez vous, madame...
valxmtim. Ah! monsieur, les rochers sont-ils pointus au bas de la fenêtre?
favita. Sortez , ou j'appelle monsieur de V ilhena r
dimuri. Vous iu obligerez, car c'est lui qui m'a mandé.
favita. Lui ?...
iumitri. Il m'altend....
M. »k viLUtuVA, entrant de gauche. C'est vrai... voulei-vour, ma chère Pavita, me remplacer un instant prés de mon lils?...
favita, lai d Valentin. Coure* tout dire A mou oncle.
VALIMTSII, de même. Soyez tranquille, madame (d part et regardant Dimitri.) Ah I si je ne me leleuan !... (/I sort.)
favita, à part, regardant fithna. Oui, j’ai bien peur qu il n'ait d'un père que le nom.... {Elle entre chez Manoêl .)