‹ Les Amputations à l'AmbulanceChapitre 5 sur 23 · LAS 1, FU0ES · texte numérisé non relu

LAS 1, FU0ES

Inconvénients, avantages de l’amputation em deux temps. — On peut faire à l’amputation en deux temps un double reproche : |

Elle nécessite deux interventions ;

Elle est plus mutilante que les amputations classiques.

1° Il est certain que la nécessité de pratiquer deux interventions est un inconvénient. Mais, nous tenons à faire remarquer que le premier temps est extrêmement rapide, et qu'il peut el doit toujours être pratiqué sous anesthésie générale au chlorure d'éthyle. Et même, dans certains cas de broiements étendus, surtout si le blessé a eu un garrot pendant quelques heures, on peut parfaitement opérer sans anesthésie générale.

2° Il est moins certain que l’amputation en deux temps soit plus mutilante que les amputations classiques.

a) Quand on ampute au niveau du foyer traumatique, on se laisse guider par l’état des partiés molles. Si celles-ci permettent la confection de bons lambeaux, ou d'une bonne collerette culanéo-musculaire au-dessous des lésions osseuses, il est évident qu'il ne faut pas faire une amputation en section plane, plus mutilante. Mais, dès que les parties sont suspectes, une tranche nette, qui mettra sûrement à l'abri d'accidents infectieux ou hémorrhagiques et sauvera toujours la vie du blessé, sera encore ce qu'il y a de plus économique.

b) Quand on amputle au-dessus du foyer traumatique, on peut craindre que la rétraction secondaire des téguments et des muscles n’oblige, lors du deuxième temps, à sectionner l’os plus haut qu'on ne l'aurait fait en pratiquant, d'emblée, une amputalion circulaire lypique. | 2

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Nous ne le croyons pas. Quand on pratiqué une cireulaire en un temps, il faut scier l'os nettement au-dessus des parties molles ayant effectué leur rétraction primitive. Sans cette précaution, en effet, on s'expose à ne pouvoir fermer le moignon qu’en liraillant les parties

molles. C’est une très mauvaise pratique; car la ferme-

ture d’une tranche d’amputation, — si l’on veut obtenir un moignon souple, non tendu, — doit se faire comme

une autoplastie, sans exercer de lraction sur les lambeaux. Au contraire, quand on pratique le deuxième temps d'une amputation en deux temps, on constate qu'il n’est pas nécessaire de creuser la tranche de section en recoupant haut les masses musculaires profondes et l'os; les parties molles prétent admirablement, et l'on peut fermer aisément le moignon sans exercer de traction. Ce qu'on paraît avoir perdu, par suite de l’ascension des parties molles due à la rétraction secondaire, on le gagne en n'ayant à recouper l'os que très peu au-dessus du niveau de ces parties rétractées.

L'amputation en deux temps nous paraît avoir, dans certains cas, des avantages considérables. Le 1er temps est facile à exécuter, ultra-rapide, économique: il draîne au maximum et nous n'avons jamais eu après lui d'aceidents infectieux. Enfin, — mais de ceci nous n'avons que fort peu l'expérience, — le moignon définitif est excellent : obtenu par réunion par première intention, il est indolore; obtenu alors que la rétraction secondaire s'est produite, il est et reste souple, et permet rapidement l'appareillage. |

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