CE
Nous venons de citer les formes amyotrophiques
localisées les plus fréquentes. En fait, toutes les loca-
lisations peuvent se voir, tous les muscles peuvent
être isolément atteints, muscles du dos, de l’abdomen
par exemple. On a même pu décrire (LERI) des amyô- —.
rophies viscérales dont l’origine syphilitique paraît certaine, frappant la musculature intestinale, dont la déficience se traduit par de petites hernies de la mu-
queuse, et même le muscle cardiaque.
Les atrophies localisées d’origine syphilitique sont
d'acquisition relativement récente et il est très probable qu’on pourrait rattacher à la syphilis de multiples petites amyotrophies isolées si, devant elles, on songeait systématiquement, comme P. Marie et Foix le conseillent, à l’étiologie spécifique possible.
Une semblable attitude vis-à-vis des amyotrophies congénitales ou héréditaires ne semble pas non plus illégitime : des amyotrophies de l’hérédo-syphilis ont été décrites par différents auteurs (REMOND et SEN- DRAIL, FRANÇOIS et MAcnor, MoREAU entre autres) ; c’est dire l’intérêt de la coexistence de malformations ou de manifesations nerveuses hérédo-syphilitiques
qu’il faudra systématiquement rechercher.
Air, w onto
nain doper
Les amyotrophies qui se voient au cours du tabès (nous en excluons celles secondaires aux arthropathies tabétiques) nous paraissent, par leurs caractères clas-
siques et par les discussions nombreuses auxquelles
elles ont donné naissance, mériter une étude distincte.
= Elles tiennent une place considérable dans l’his-
toire des amyotrophies dues à la syphilis, dont elles constituent une des variétés les plus anciennement
connues.
L’association d’atrophies musculaires au tabès avait été vue par DUCHENNE. Maïs, avant même que fût individualisée cliniquement l’ataxie locomotrice, elles avaient suscité une description anatomique de