‹ Les Amyotrophies SyphilitiquesChapitre 16 sur 17 · CE · texte numérisé non relu

CE

Nous venons de citer les formes amyotrophiques

localisées les plus fréquentes. En fait, toutes les loca-

lisations peuvent se voir, tous les muscles peuvent

être isolément atteints, muscles du dos, de l’abdomen

par exemple. On a même pu décrire (LERI) des amyô- —.

rophies viscérales dont l’origine syphilitique paraît certaine, frappant la musculature intestinale, dont la déficience se traduit par de petites hernies de la mu-

queuse, et même le muscle cardiaque.

Les atrophies localisées d’origine syphilitique sont

d'acquisition relativement récente et il est très probable qu’on pourrait rattacher à la syphilis de multiples petites amyotrophies isolées si, devant elles, on songeait systématiquement, comme P. Marie et Foix le conseillent, à l’étiologie spécifique possible.

Une semblable attitude vis-à-vis des amyotrophies congénitales ou héréditaires ne semble pas non plus illégitime : des amyotrophies de l’hérédo-syphilis ont été décrites par différents auteurs (REMOND et SEN- DRAIL, FRANÇOIS et MAcnor, MoREAU entre autres) ; c’est dire l’intérêt de la coexistence de malformations ou de manifesations nerveuses hérédo-syphilitiques

qu’il faudra systématiquement rechercher.

Air, w onto

nain doper

Les amyotrophies qui se voient au cours du tabès (nous en excluons celles secondaires aux arthropathies tabétiques) nous paraissent, par leurs caractères clas-

siques et par les discussions nombreuses auxquelles

elles ont donné naissance, mériter une étude distincte.

= Elles tiennent une place considérable dans l’his-

toire des amyotrophies dues à la syphilis, dont elles constituent une des variétés les plus anciennement

connues.

L’association d’atrophies musculaires au tabès avait été vue par DUCHENNE. Maïs, avant même que fût individualisée cliniquement l’ataxie locomotrice, elles avaient suscité une description anatomique de

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