Léon Séché, corr., d'A. de Musset, p
telle espèce et des cents de fagots. » Malgré le spleen, Alfred rend tout de même justice à son oncle Cogners.
11 paraît y avoir eu plus d'intimité avec les Guyot-Desherbiers.
Longtemps, les Musset demeurèrent à côté desGuyot: les premiers au n"^ 33, les seconds au n° 37 de cette vieille rue des loyers aujourd'hui disparue qui commençait à la rue de la Montagne Sainte-Geneviève et à la place Maubert pour finir à la rue Saint-Jacques.
C'est dans les livres du grand-père maternel que les enfants lurent autre chose que leurs rudiments de classe ou des ouvrages écrits pour la jeunesse. Ils tombèrent sur des romans de chevalerie et leur imagination s'enflamma.
Les deux maisons n'en faisaient souvent qu'une et si, suivant la remarque que j'ai déjà citée de Paul, le tour d'esprit original de Guyot- Desherbiers se retrouve dans certaines des reparties des Caprices de Marianne^ car il séduisait le futur poète, « l'humeur égale «
LES ANCÊTRES D ALFPxED DE MUSSET 185
de la femme de Guyot-Desherbiers, Marie- Anne Daret, qui cachait mal sa nature « passionnée au fond, tendre, affectueuse et d'une éloquence entraînante dans ses moments d'émotion », laissa chez les enfants des traces profondes.
Quand les Guyot quittèrent Paris, les relations n'en furent par moins maintenues.
En 1819, on va voir à Fougères, Stephen Guyot qui y est sous-préfet ; en 18:26, Alfred est au Mans chez ses grands-parents : c'est de là qu'il écrit, le 19 octobi*e, à Paul Toucher, une lettre assez pessimiste où tout le feu inemployé de ses seize ans couve, prêt à s'embraser au moindre contact féminin. Il y est encore en 18:29 et écrit à Sainte-Beuve (18 septembre) qu'il s'y ennuie parce qu'il pleut et qu'il ne peut jouer qu'au billard ^
Serait-ce chez les Guyot qu'il se serait réfugié du 17 août au 19 septembre 18'29 pour composer les 500 vers de Mardoche qui, au dire de son éditeur Urbain Canel