‹ Les ancêtres de nos animaux dans les temps géologiquesChapitre 29 sur 34 · II. D* Archiac · texte numérisé non relu

II. D* Archiac

La chaire de paléontologie fut alors laissée vacante pendant quatre ans; puis on nomma le vicomte d'Archiac Desmiers de Saint-Simon.

Adolphe d'Archiac vint au monde à Reims le 24 septembre 1802, c'est-à-dire la même année que d'Orbigny, son prédécesseur dans la chaire du Muséum, et une année après la naissance de son successeur Lartet. 11 fut élevé à Mesbrecourt, arrondissement de Laon ; sa préparation pour Saint-Cyr eut lieu à l'École des Pages de Versailles. En sortant de Samt-Ofv, U entra dans la

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cavalerie. Pendant qu'il était au service, il fit un roman historique en trois volumes, intitulé : Zi^im et les Chevaliers de Rhodes, Ce n*est pas ce qu'il a fait de mieux, mais la sagesse de sa préface montra qu'il saurait trouver sa véritable voie: « Mon inexpérience, disait-il, a pu m'égarer dans une route que je parcours pour la première fois; je m'en rapporterai avec confiance au jugement du public pour arrêter définitivement le mien. » Après la révolution de 1830, Tauteur de Zi^im, lieutenant dans un régiment de chasseurs, quitta le service militaire. Depuis ce moment, il se livra tout entier à la géologie.

D'Archiac a conservé de son premier genre de vie une habitude de précision qui a donné à tous ses ouvrages un cachet vraiment remarquable.

La science lui doit plusieurs importantes monographies, par exemple : les observations sur le groupe moyen de la formation crétacée ; la description géologique du département de l'Aisne ; les études sur la formation crétacée des versants sud-ouest, nord et nord-ouest du plateau central de la France ; la description des fossiles nummulitiques de Bayonne et de Dax et celle des fossiles crétacés du Tourtia de Belgique, les études géologiques sur les Corbières. En collaboration avec M. de Verneuil, il a décrit de nombreux fossiles dévoniens de la Prusse et de l'Espagne ; avec Jules Haime, il a composé un ouvrage sur les fossiles nummuUtxcs^w^'bàîtVVcA'^

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avec MM. de Verneuil et Fischer, il a fait connaître les fossiles d'Asie Mineure rapportés par M. de Tchihatcheff ; et pendant les jours qui ont précédé sa mort, il étudiait les fossiles d'Egypte qu'un habile géologue, Delanouê, a donnés au Muséum.

Si considérables qu'aient été ces divers travaux, les recherches qui ont fait surtout la réputation de d'Archiac sont ses recherches d'érudition. Tous les géologues ont lu son Histoire de la paléontologie stratigraphique et son Histoire des progrès de la géologie, ouvrage en huit volumes^ édité par la Société géologique de France. Si l'on veut apprendre pourquoi il a cru devoir consacrer une partie de sa vie à analyser les travaux de ses prédécesseurs et de ses contemporains, il faut lire l'introduction d'un livre qu'il a publié en 1866, sous le titre de Géologie et Paléontologie: La science, dit-il, est comme un fleuve, on ne la connaît bien qu'en remontant jusqu'à sa source. Omettre le tableau des spéculations et des recherches positives qui ont précédé celles de notre temps, ne pas indiquer les différentes voies parcourues ou tentées avant qu'on ait su découvrir la vraie, ce serait renoncer à avoir une juste idée de la science, et manquer du sentiment d'équité que nos devanciers ont droit d'attendre de ceux auxquels ils ont préparé la route. » Les ouvrages de d'Archiac ont montré d'une manière frappante les progrès de la géologie et de la paléontologie depuis quarante années. Ils ont rendu wtv s>\%xv3\€ service aux

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