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a Finalement cependant, il est à remarquer que ce qui, dans cet art, est le plus difficile, le plus solennel et le plus beau, c'est de savoir répondre avec les bourdons par les premières des consonances à chacun des sons dont se compose chaque mélodie; c'est que le bourdon ne doit être touché avec le pouce que lorsque les autres cordes, touchées par l'archet, produisent des sons avec lesquels le bourdon forme une des susdites consonances, comme la quinte, l'octave, la quarte, etc. ; car la première corde, c'est-à-dire la supérieure des extérieures, que l'on appelle bourdon dans la première manière d'accorder, donne D grave (RÉ grave), et dans la troisième, elle donne T gamma (SOL le plus grave). Or, en suivant la main, ces deux cordes forment consonances avec ces mêmes lettres. Ce qui est facile j)our une main habile qui n'ajoute ces moyens secondaires qu'en raison de ses progrès et de la connaissance de la main. »
Kastner, parlant des trois manières d'accorder la vièle
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LA VII^l.K
d'après Jérôme de Moravie, dit par erreur, (|ue pciiiiii ses cinq cordes : « on comptait deux bourdons, lesquels, résonnant à vide, formaient une basse d'accompagnement à la mélodie que les autres cordes faisaient entendre ' ». Or, on vient de voir que la viMe avait un bourdon dans la |)remière, ainsi que dans la tioisième manière d'accorder; mais qu'clh^ n'en avait jamais qu'im seul à la l'ois.
Nous ferons aussi observer que les anciens auteurs désignent presque toujours, comme pi'emiére corde, celle qui est la plus grave de toutes, tandis que dans le violon et ses dérivés, c'est la chanterelle, la corde la plus aiguë, qui se nomme ainsi.
On vient d(^ voir avec quel soin Jérôme de Moravie décrit non seulement les diverses manières d'accorder la vièle, mais encore les sons que l'on obtenait avec chaque accord différent, tant sur les cordes à vide que par l'application des doigts.
La musique de cette époque étant basée sur le plain-chant, qui exclut tout intervalle chromatique, il ne
faut pas être étonné que les trois échelles de sons, c{u'il donne, ne contiennent qu'une seule altération, celle du si par le bémol, la seule tolérée exceptionnellement, et dans l'aigu seulement, pour éviter l'intervalle de triton, si et /r/, que l'on nommait alors le diable en musique :