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• ii'liinilr '. Dr plus, il y ml des prôtres eldes moines qui •ont pnrl h ces diverlissemenls et remplirent eux-mêmes
!<' rolc de ménestrels et de
jongleurs'.
lorsque riibbé Guillaume i'il cippelé de Dijon en Normimdie, par le duc J^ichard 11, au XI' siècle, pour y réformer les couvents, il établit une confrérie des frères jongleurs dans l'cibbaye de Saint-Martin de Fécamp. L'abbé Radulphe accorda une nouvelle charte à cette confrérie en 1 i02, le chef y est désigné par le litre de rector.
«Milant-uevulgaire des légendes de saints, ainsi qu'à composer et à représenter des petites pièces ou scènes dramatiques sur 'les sujets puisés dans les Saintes Écri- Uires. )) Kastner, Danse des Morls.
1. " Aux viiio et ixe siècles, les évéques. lesabbésetjusquauxabbessesenavaieiU auprès d'eux, en titre doffice. Nous savons que Charlemagne, dans un capitulante de l'année 789, défendit cet usage : mais ni les ordonnances des souverains, ni les arrêts de prohibition des conciles. ne purent l'abolir. » Id. Ce même capitulaire« défendaux^/s^/e;j/'e7/'esetà tousles chrétiens d'assister à ces spectacles, où Ton ne voit, dit-il, que des indécences ... •1. « Le concile de Saltzbourg, l'an 1310. défendit aux clercs de faire les boulfons et les baleleui-s ne sint joculatores seu gogliardi . défense que réitérèrent plusieurs autres conciles. Le synode diocésain de Chartres, de l'an 13j8, interdit aux prêtres, et surtout aux curés, de non hislnones. non joculatores /./ ^^^^"'^^^^ "^^^'^7* ^'histrions et de. jongleurs
'lit Hoquefort, qu'en Toma.^ 1:,^^ ^'^ ^' ^^'^^' ^"^'^.'^ ''-'' '' ^--'''-'• cle.'Lré nMuo.w il 1 ., , ' "^ ^^^ longues processions, tandis que le
' nn j / w '•''''"^';''^^ ^'"'-^^ chantoient des chansons badines >.. ,K.ns 1.
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^ OUATRi: CORDKS
Sculpture de
laiicioimc
t'-g-lisc abbatiale
de Gluny
vSaône-et-Loire),
xiu*^ siècle.
68 ij:s ancêtres ])i: violon
Présents en tous lieux, les ménestrels chantaient les exploits guerriers, les miracles, les aventures d'amour, les plaisirs de la vie et de la société ou les charmes de la solitude etdu cloître. Ils figuraient dans les processions ', on les rencontrait mêlés à des bandes de pèlerins ou accompagnant une troupe de croisés partant pour la Terre Sainte'. On les récompensait par des dons en argent, en chevaux, en habits et en fourrures. Les seigneurs quittaient souvent leur robe pour la donner au ménestrier qui les avait amusés, et celui-ci se faisait un honneur de la porter dans les grandes occasions, pour inviter celui qui Técoutait à ne pas être moins généreux que les autres \
Les ménétriers rapportaient dans leurs compositions les traits de magnificence dont ils avaient été témoins, ou bien ils en attribuaient aux héros dont ils chantaient les exploits :
Anchois i ot joie moult gianl Que foui li petit et li grant.
Cil jongléour de plusiors terres * Gantent et sonent lor vièles, Muses, harpes et orcanons Timpanes et salterions
1. Un anliciue cérémonial dune église de Toulouse parle de pécheurs pisca fores) qui avaient amené des ménestrels dans une fêle célébrée en l'honneur de la Sainte-Croix. (N'oyez Du Fresne, Gloss., v" Re.r Mimstelloriim.) Le concile de Xyon de l'an 133't défendit les processions faites par les jongleurs.
2. Saint Louis était accompagné, aux Croisades, i)ar des chanteurs et des trouvères. Lorsqu'il s'embarqua le 25 août 1248 à Aiguesmortes : « Quand les clercs et les trouvèi-es furent entrés dans la nef, dit Joinville, le mailre nautonnier cria : Chantez, de par Dieu! et ils entonnèrent tous à une voix : Veni creafor spiritus. » Plus lard, lorsqu'il se lendit en pèlerinage à Nazarelh : « Il lit. dit Xangis, chanter la messe et solennellement glorieuses vespres et matines, et tout le service à chant et à déchant, à ogre et à treble lavec orgue et instruments à cordes). »
3. Au xvo siècle, l'usage de se dépouiller et de donner son habit subsistait encore : « La royne estant accouchée d'ung fdz, le 4 février 1435, li roy (Charles VII) despécha le hyrault, qui avoit nom Constance, pour en mander la novelle au duc de Bourgogne : de laquelle novelle icelui duc témoigna destre fort joyeulx, et bailla au dicl hyrault cent riders d'or et la belle robe brodée dont il étoit vestu. » Jehan Charlier, Grandes chroniques de Franco.
4. Il y a sans doute une faute du copiste dans le manuscrit, car deux vers ne riment pas ensemble.
LA Vll'LK <39
Gigiios, cstivos et, f'rosliaiis, El biiisiiics cl calcniiMiis Cascuns dVIs ^Taiil joie (Icmainc; De joie osl toute la Cors |)laiii('.
Car monll cil li roi Artns ricos ()ii('<|ii('s lie In malvais ne cliiclios; Moiill lor fis! bien à Ions aidicr De qnain|n"il lor l'nsl incsiicr Tiiit cascuns o s'espousc(\ Si como lui plcsl ot agrée.
Au maliu ({uanl il fu grant, jor, Furent paie li jougléor, Li un orenl biax palefrois.
Bêles robes, et biaux agrois Li autre lonc ce qu'il estoient Tuit robes et deniers avoient; Tuit furent paie à lor gré, Li plus povre orent à plenté.
Quant li jougléour sont paie En lor païs sont repairié ; Et la Cours estoit départie . Cascuns chevaliers o sa mie S'en vet à joie et à bandor.
Roman de VAIre périUen.i .
Dinaux cite les deux passages suivants qui ont trait au même sujet :
Al jor furent jugléor lié, Main belle don leur fût donné.
Robes de vair et d'herminette De conin et de violette.
La feste fut si belle que quinze jours dura. Où maint bon Ménestrel de son mestier joua. Qui fut gentil de cuer sa robe dépouilla Et pour s'onneur à un dVls la donna'.
Ce ne sont pas précisément des compliments que Colin