I.A llorK
un instriimonl (jni se joue avec les mnins. » Par (-es dei"niers mots : « avec, les mains », il v(miI sans donle dire (ju'on ne se servail j)as du pleclre.
lui parlant du psaltérion, le môme anlcur écrit encore ceci dans son onvi'a<re sur les psaumes allemands : <( Les musiciens et les joucnirs ambulants Tout adapté à leur métier, en lui donnant une forme plus commode, en y ajoutant plusieurs cordes, et en changeant cet attribut triangulaire, emblème de la trinité. »
Kastner cite des passages de deux manuscrits se rap[)ortant à une rote pincée^. ', et dit :
« Le nom de rote s'est appliqué tour à tour, et parfois concurremment, à deux instruments à cordes de nature différente, dont Tun était l'auxiliaire de la vielle ou viole, l'autre celui de la harpe ou du psaltérion ". »
Fétis n'est pas du même avis, et comme il ne peut tolérer f|U(^ l'on ait une autre opinion que la sienne, il fulmine contre Bottée de Toulmont, Coussemaker et Kastner, auxquels il adresse des aménités de ce genre : « L'érudition de Bottée de Toulmont est en défaut. » — « M. Coussemaker, fidèle à son système d'emprunt, sans citer ceux qu'il copie, n'a pas la prudence conjecturale de son prédécesseur. » — « Je ne puis admettre non plus l'opinion de l'érudit M, Georges Kastner, que le nom de rote s'appliquait à deux instruments de nature différente, dont un aurait été joué avec l'archet, et l'autre en pinçant les cordes. Je ne connais pas un seul texte qui justifie cette conjecture \ »
Il appuie ses affirmations sur deux textes où il est incontestablement question d'une rote pincée.
Le premier est un passage du commentaire de Notker
1. Le premier de ces manuscrits (laL(> du xnv siècl<\ il coiileiiait le haité d'Alain de V\^W De pl<inlû nalurœ), et appartenait à M. de Heifïenbers:, l\ réi>oqiie où Kastner écrivait. Le deuxième est un inanusei-it de Miuiicli. <|ui a été cité |)ar Schmcller.