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H8 LES ANCKTRES DU VIOLON
Balbulus, moine de SainL-Gall, au x° siècle, sur le symbole d'Athanasc. « Passage rapporté par du Change' ainsi que par Schiller^, (^t que ce pauvre Bottée n'entend {)as, quoique le sens soit 1res clair \ » Le deuxième est emprunté à la LXXXIX' lettre de saint Boniface, apôtre de FAllemagne et archevêque de Mayence, qui vécut dans le vin" siècle, où il est dit : « Je me réjouis d'avoir un cithariste qui puisse jouer de la cithare, que nous appelons rolta \ » Et Fétis ajoute :
(( La rotia^ rola^ rote ou rothe était donc une cithare, non la cithare antique, qui était une lyre dont on jouait en l'appuyant sur la partie supérieure de la poitrine, mais la cithare teutonique, formée des modifications introduites dans la forme du psaltérion et dans le nombre de ses cordes. Ces modifications de la forme consistaient dans l'arrondissement des angles du delta ; et c'est de là précisément que lui venait son nom vola [ïnstriimentiim rotundum). »
Nous estimons qu'il serait bien inutile, après ce qui précède, de rechercher plus longtemps le texte inconnu et demandé plus haut par Fétis, puisque celui qu'on vient de lire, le sien, nous fournira l'explication désirée, attendue, qui va clore, espérons-le, l'ère des polémiques si pénibles et si ardues que nous a values la double application du mot rote.
Il suffira, pour cela, de se reporter à notre description du crouth à trois cordes du manuscrit de Limoges, où nous disons, que le crouth « se rapproche beaucoup, comme construction, de la cythara teutonia, à cordes pincées, dont