‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle, les luthiers et les fabricants d'archets; (volume 2)Chapitre 58 sur 151 · Thésaurus Anliq. Teuton.^ olc · texte numérisé non relu

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3. Sciondum opI. quod nnli(innm Psallorium in^itriimontiim decnchordiim uliqiic erat, in hàc vidclical dellîp lillora' figui'à inullipliciloi* inyticà. Scd post([nain illud symphoniaci quidem cl ludicratores, ut (luidam ait, ad suum opus traxerant, forniam utiquc ojns et figuram coniinodilali siin^ lial)ileni focerant, et plures (•bordas aimeclanles et nomine barbarico Koltain a])pelantes, mysticain illam Trinitatis formam transmutando.

4. DebH'lat me (piocpie eytbaiishim babere qui possit cylbarizare in cythara, quani nos ap|>ellannis Hollani.

LA IIOTK llî)

on voit (Icnix (vxcmplcs dnns le inîuuiscrit do saint ï]huso, du \n' si(M'l(\ j)nl)li('' [>.ii- (i(M'l)ei'l, v\ (jue si celte dcrnièi'c avait un niiuiclu' sunuonh'' (runc touche en dcîssous de ses eord(;s, ell(* resseinldcrait h un ei'oulli et vi('(î scrsa. 'rDonc, si ces deux insirunieuls avaieni une si grande ressemblance, qu'y a-t-il d'étonnani à ce que l'on ait donné, justcmenl à cause de cette ressend)lanc(*, le nom de l'un à Tautre, et cela, bien ((u'ils ne fussent pas joués de la même manière? Puis, rien ne (lil (jue le mot rote, dérivé de clirotta, nom d'un instrument ayant occupé une place importante, n'ait pas été, durant les vni , ix" et x" siècles, employé dans un sens généri(pie, comme le l'ut plus tard le mot vièlc?

11 résulte donc de tout ceci que la vièle à roue se nommait symphonie ou chifonie durant le Moyen Age; que la plus grande des vièles h archet portait alors le nom de rote, et ({ue ce nom servait aussi parfois pour désigner la cythara teutonia, sorte de psaltérion que l'on jouait seulement avec les mains, c'est-à-dire sans se servir du plectre.

La rote à archet, qui avait une personnalité bien accusée, celle dont nous allons nous occuper ici, était la plus grande de toutes les vièles. Sa caisse de résonance, comme celle de la vièle proprement dite, était à fond plat avec des éclisses, et son manche se dégageait aussi du corps sonore. Elle se jouait, tantôt appuyée sur la cuisse gauche, comme son prédécesseur le crouth, tantôt appuyée contre le genou, ou bien encore placée entre les jambes, comme se joue le violoncelle.

On trouve une représentation de la rote, la plus ancienne peut-être, sur le chapiteau de l'église Saint Georges de Boscherville, du \n siècle, auquel nous avons déjà emprunté

LES ANCKTRES DU VIOLON

un exemple de vièle à archet. Cette rote, que Fétis appelle une rubebl)e\ est jouée par un personnage couronné (jui la tient entre ses jambes. Son manche est complètement dégagé du corps sonore. On ne peut y voir, dans Fétat actuel, ni les ouïes, ni les cordes, ni aucun des accessoires, mais on y remarque de légères échancrures sur les côtés de la cuisse pour le passage de l'archet.

La rote est, en effet, la première toutes les vièles sur laquelle des échai crures ont été pratiquées.

Comme l'instrument était assez grand, et, par conséquent, large en proportion, le jeu de l'archet y devenait plus difficile que sur les vièles plus petites.

A cause de la largeur de sa caisse de résonance, il aurait fallu un chevalet excessivement élevé pour permettre à l'archet d'atteindre toutes les cordes sans frotter en même temps sur les bords de la table ; c'est pour obvier à cet inconvénient que l'on fut obligé de la rétrécir au milieu.

Un bas-relief en marbre, de la fin du xif siècle, qui est au musée de Cologne, représente un musicien jouant aussi

d'une rote à archet. De forme [élégante, avec des échancrures et deux ouïes assez larges, elle est tenue appuyée

ROTE

Chapiteau de Saint-Georgfes de Boschcrville

(xu^ siècle).

1. Parlant du chapiloaii de Boschorville, Fétis dit : <- On y voit la ndicbbo à doux cordes, tenue entre les jambes du i)ersonnage qui en joue avec un arcliet. •> Uisloire c/c'nérale de la »}iisi(f7ip. t. I\'. j). ."iO'K

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