I.ii.i bf db la Viriuiu m Iki.m.i-i Ouvrage déjà cité
:ii I.RS ANCÊTRES DU VIOLON
théâtre. Il s'adjoignit Cambert pour la musique, le marquis de Sourdéac pour les machines et le sieur de Champeron, financier, comme commanditaire.
Il fallut deux années pour recruter, exercer el discipliner les chanteurs, les symphonistes et les danseurs. Les répétitions se firent dans la grande salle de l'hôtel de Nevers, situé sur l'emplacement actuel de l'hôtel des Monnaies, et au mois de mars 1671, on inaugura solennellement le théâtre de l'Académie royale de musique, élevé dans un jeu de paume de la rue Mazarine, en face de la rue Guénégaud, par la première représentation de « Po/none, opéra ou représentation en musique », paroles de l'abbé Perrin, musique de Cambert, ballets de Bauchamp.
Le succès fut très grand, mais les recettes ne purent couvrir les frais préliminaires et journaliers: l'affaire périclita, les associés se séparèrent el le marquis de Sourdéac resta seul propriétaire du théâtre. II commanda alors une pastorale au poète Gilbert et chargea Lully de la mettre en musique. Celui-ci, une fois entré dans la place, usa de son influence auprès du roi et obtint pour lui seul la direction de l'Opéra.
En raison des charges très lourdes de l'entreprise, le privilège accordé à Lully, en 1671. interdisait à tout autre théâtre de lui faire concurrence. Aussi, le 14 avril 1072, une ordonnance royale défendit aux différentes troupes de comédiens d'avoir plus de six voix et de douze violons. Louis XIV leur laissait cette latitude, parce qu'il ne voulait pas interdire à Molière de jouer ses pièces telles qu'il les avait écrites; mais il n'en résulta pas moins une brouille entre celui-ci et Lully, et l'auteur de Georges Dandin, voyant les ressources musicales de son théâtre limitées, se rattrapa sur les danses, qu'on ne lui avait pas encore interdites. Il écrivit alors le Malade imaginaire, pièce à intermèdes et accompagnée, comme le Bourgeois, d'une Cérémonie burlesque, qui fut jouée pour la première fois le 10 février 1673.
Notre grand poète mourut quelques jours après, et Lully en profila pour obtenir, le 30 avril suivant, une nouvelle ordonnance qui ne permettait plus aux comédiens que d'avoir seulement deux voix et six violons1, ce qui causa de nombreuses difficultés entre la Comédie et l'Opéra.
Lully alimenta son théâtre presque à lui seul. Les nombreux ouvrages qu'il y fit représenter sont restés au répertoire pendant près d'un siècle et n'ont commencé à quitter l'affiche qu'après l'arrivée de Rameau.
Parlant de lui et de ses opéras, Titon du Tillel dit :
« Les personnes de distinction et le peuple chantoienl la plupart des airs de ses opéras. .. On dit que Lully étoit charmé de les entendre chanter sur le Pont-Neuf et aux coins des rues avec des couplets de paroles différentes de celles de l'opéra; et comme il étoit d'une humeur très plaisante, il faisoit arrêter quelquefois son carosse et appeloit le chanteur el le joueur de violon pour lui donner le mouvement juste de l'air qu'ils exéculoient 2. »
Pendant une grave maladie que Lully fit en 1686,1e prince de Conti le visitait souvent, il venait de terminer son opéra
, Nous Usons dans la Musique à h. C die Fi ai par Jules Bonnassies :
„ c-eS| dans I;. Comédie des Proverbes de M I'"' L616 que nous trouvons e
premier témoin, dans un théâtre, d'un orchestre composé de violons .. Perrault, dans le Parallèle des anciens el des modernes, dil que, en 1629, la symphonie dans les théâtres esl d'une fit il d'un tambour ou de deux méchants violons. »
„ chi uzeau esl le seul de qui nous tenions quelques détails précis louchanl
la place des violons au temps de Molière ■• Cj devant, écrit-il en 1613, on les
'l„,„i ou derrière le théâtre, ou sur les aisles, ans un retranchement
„ entre [e théâtre el le parterre, comme en une tonne de parquet; - cette der- „ nièl.e place esl celle que leur assigne Israël Silvestre dans son estampe de la
. représentatioi la P -esse tCElide, à \ crsailles, en 1665 : - - depuis pe i
, les tdans une des loges du fond, d'où ils ronl plus de bruit q le loul
. autre lieu où - roil placer. Il esl bon qu'ils sçachenl par c.œur les
, deux derniers vers de l'acte, reprendre prontemenl la symphonie sans
:, H,. ,„,,,. (jue i,„, leur crie ; Jouez, ce qui arrive souvenl l'. Ue loge uu
rond, Chappuzeau veul dire sans doute du / / de la salle. >■
L'orchestre du Théâtre-Français, qui complail 12 exécutants en 11o8 18 en
,-, 14 en l792- 28 en 1813 el 1830, fui supprimé en 1871. Depuis celle e |uc,
la symphonie se 'tient «sur les aisles ...c'est-à-dire dans les coulisses, où
1res habile i igée par M. Laurenl l éon,