‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 10 sur 159 · Mercure françois^ mars 1615, p. 9 et suiv · texte numérisé non relu

Mercure françois^ mars 1615, p. 9 et suiv

reculons. Ils avoient tics masques représenlanl dos figures de vieilles femmes en bonne humeur, plac<^.z dorri^rc la teste *. »

Le reste du costume était à Tavcnant, de sorte qu*en paraissant avancer, ils reculaient.

Mais on ne représentait pas des ballets qu*à Paris; en 1619, à Toulouse, il y eut de grandes fêtes en Thonneur du duc et de la duchesse de Montmorency :

« Il faudroit un gros livre pour rapporter icy la description de la salle où fut donné le ballet, et où madame la duchesse de Montmorency qui tcnoit le premier rang, et les autres grandes dames du pays, estoient assises. L'entrée que chacune des quatre troupes de ballet firent avec leurs magiciens, leurs violons et instruments, la musique, les vers, etc. * »

A Paris, les membres de la Corporation des ménétriers, pour célébrer joyeusement la fôte de leur patron, parcouraient les rues, dans la nuit de la Saint-Julien, en jouant de leurs instruments. C'était quelque chose comme nos retraites aux fiambeaux modernes. En 1587, celte promenade musicale eut lieu avec « luts, épinettes, mandores, violons, flustes h neuf trous, tambour h main et fiuste h trois trous, tambour de Biscoye, larigaux, le tout bien d'accord et sonnant et allant parmi la ville \ »

Le violon, qui avait pénétré dans toutes les classes de la société, était aussi cultivé par les grandes dames, et celles qui n'en jouaient pas étaient heureuses de Tentendre en toutes circonstances, même les plus tristes :

i. Mémoires de Michel de Marolles^ ohUé de Villcloiii, l. I, p. 133.

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