‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 108 sur 159 · I. Vuir Lu · texte numérisé non relu

I. Vuir Lu

•i. N' !2i. Cutal., IHHI.

LKS LUTIIIKllS FRANÇAIS 303

CASSiiNEAii. — Paris, 1770.

Castagnkr! (Andiié). — Paris, 1730-1750 environ. Luthier d'origine italienne installé dans les dépendances de Tliôlel de Soissons* :

^ AndrcCaftagncri Faità Paris ^ l à l'Hôtel de Soiiïons I73^J

Instruments bien faits, de bonne sonorité et recouverts d'un vernis jaune un peu sec, qui passent assez souvent pour de véritables italiens :

ANDREA CASTAGNERI nelT * 5 Pallazzo di Sœffone.Paneéi 174^ t

Caussin (FnANçois). — Noufcliûteau (Vosges), 1845-1875 environ. Jolis violons, h voûtes assez élevées, habilement vernis en imitations de vieux, irrégulicTcment diapasonnés et contenant des étiquettes ronflantes. Il venait tous les ans à Paris, avec des caisses pleines de violons, qu'il écoulait assez facilement chez les luthiers de la capitale. On appelle couramment aujourd'hui, en fabrique: «violons Ci Mssin », ceux qui sont vernis h sa manière.

Caussin (aîné). — nouve-la-CluHive, près NeufchAteau (Vosges). Frère du précédent, pour lequel il travailla exclusivement.

Chalon. — Châlons-sur-Marne, 1812. Luthier et facteur d'instruments à vent.

Champion (RkiNé). — Paris, 1731-1750. II habita d'abord

\. Silnô onlro 1rs nios : C.oqnillitM'c, des Doii\-l'!cns, du Four cl de (îrcncllc, où il ocTuiinil un vnslo cinplaroinonl, l'Iiùlol do Soissons disparul on 17*8-1740, pour fairo place à uno o^pcM•c de l)Ourso où l'on né^ociail le j>apior do Law. PiOAMOL nE LA TonfiE. Vcscrlplinn /uslonqne de la ville de Paris, l. Ilï, p. 23.1 ol suiv. {Cllô par Vidal).

:iOi LES ANCÊTRES DU VIOLON

rue des Bourdonnais, puis rue cl coin de l'Échelle du Temple :

i^mcmmma&émMismiamm^mmwiBwmiamm Rbn É Cj4 A.KF ION , me & cpinB de lEchcllc da Temple , à Paris ,175 |

Jolie lutherie, rappelant celle de Bocqnay, vernis jaune. C'est sans doule sa veuvo qui esl mentionnée sur VAlmanac/i fHiià'iral iic I77i}-1 77*^'.

Champion (Jeax-Baptistkj. — Paris, 1783. Est-ce le fils du précédent? Il est peu connu.

CiiANOT (Joseph). — Mirecourt, 1700 11830 environ. Lutherie ordinaire. Vernis tantôt rouge ou hrun foncé. Marque au feu, à Tintérieur.

Chanot (Francis). — jMirecourt 1 788 f Rochcfort 1823. Fils aîné du précédent.

Ingénieur de la marine, savant distingué. Rendu h la vie privée, sous la Restauration, il eut l'idée, avant Savart, de modifier la forme traditionnelle du violon, dans l'cîspoir d'obtenir une meilleure sonorité. Pour cela il adopta la forme guitare (à peu près comme l'alto de Pietro Guarneri, que nous avons reproduit").

Les // furent remplacées par des ouvertures presque droites ; les tables n'eurent plus de bords dépassant les éclisses; un (ilct, ébène et ivoire, borda le tout, même les ouïes; un attache-cordes, comme celui des guitares remplaça le cordier; et la volute fut renversée, c'est-à-dire que sa spirale se trouva au-dessous du cheviller. Cette dernière particularité, d'un efl'et peu gracieux, rendait très facile la pose de la deuxième corde.

Ce violon ainsi modifié, reçut l'approbation de l'Académie des Sciences, et aussi de celle des Beaux- Arts ^ Un très

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