‹ Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants dChapitre 67 sur 159 · VÉtul de la France, 1102, p · texte numérisé non relu

VÉtul de la France, 1102, p

LK VIOLON ET SES DÉRIVES Kl

mais plus rarement, une cinfiuième. Bollesini ne jouait c[u'avec trois cordes. La manière d'accorder n'a jamais été bien régulière, et Tut toujours subordonnée au nombre des cordes dont on monte l'instruinenl.

Déjà en 1787, Joseph Kaempfer, artiste hongrois, s'est Tait entendre sur la contrebasse au Concert spirituel. Son instrument, qu'il appelait Goliath, se démontait en vingt-six parties et se reconstruisait au moyen de vis.

Dragonelti a laissé une grande ré|)utation: (juant h

ifi2 LES ANCÊTRES DU VIOLON

Dottesini, ceux qui ne Font pas entendu ne peuvent se faire une idée de son prestigieux talent.

Lami, Chenié, Chaft (Louis-François Chatt, dit), Labroet Verrimst ont été successivement professeurs de contrebasse au Conservatoire, à Paris. Actuellement c'est M. Viseur, qui dirige cette classe. M. Wekerlin raconte ce qui suit :

« Le duc Guillaume-Maurice de Saxe-Mersebourg, qui vivait dans la première moitié du siècle dernier, avait une telle passion pour la contrebasse, que dans son château de Mersebourg une grande salle était entièrement garnie de ces instruments. Une contrebasse monstre trônait au milieu, et pour la jouer il fallait monter sur une échelle assez haute. Beaucoup d'étrangers visitaient ce duc, hospitalier et d'un commerce facile, mais chacun d'eux était obligé d'écouter un ou plusieurs morceaux de contrebasse, exécutés par le duc, et no pouvait se dispenser de lui témoigner son ravissement. A tous ses voyages, même à ses promenades, le duc était accompagné d'une contrebasse appelée la Favorilc] de temps en temps, il s'arrêtait, en jouait un peu, puis continuait son chemin \ »

Si l'histoire est vraie, Voctobasse de J.-B. Vuillaume n'était pas une invention nouvelle.

Quantité de locutions proverbiales et populaires se rattachent au violon :

Accorder les violons, veut dire que Ton organise une fêle : « On accorde déjà les violons pour l'Exposition universelle de 1900. « Il va falloir, en effet, donner à ce moment-là des fêtes officielles, avoir même, à Toccasion, table ouverte, et ce n'est pas avec

Page 1