Pièce de procédure communiquée par M. Frédéric Sachcr
%. Emmanuel-Armand de Wignerod du Plcssis-Richelieu, duc d'Aiguillon, lieutenant général, remplaça le duc de Cbaulocs comme commandant en chef en Bretagne en 1753 et occupa ces fondions Jusqu'en sep-
Rennes, et, probablement sur les instances de quelques amis de Duboys, — peut-être même à l'instigation de celui-ci, qui, comme nous le verrons plus loin, avait intérêt à se créer de puissantes protections — le duc accepta d'aller visiter la manufacture de faïence. Cette visite eut lieu le 28 juillet 1760*. Nous verrons tout à l'heure que le commandant en chef en conserva le souvenir.
Duboys de la Vrillière, qui était avocat au Parlement de Bretagne, consacra tous ses efforts à mettre un peu d'ordre dans les affaires que Charmoy avait laissées passablement embrouillées, et dont l'état déplorable avait découragé Saint-Crislau ei Bodin du Verger, qui venaient de rompre l'association en retirant les capitaux qu'ils y avaient engagés. C'est alors que Duboys songea, en 1761, à solliciter du roi, pour sa fabrique, le titre de Manufacture royale et « divers autres encouragements » dont il va être question tout à l'heure.
Le 20 avril 1761, M. de Trudaine, Intendant des Finances, envoyait à l'Intendant do Bretagne Le Bret^ une requête de Duboys et le priait de le renseigner et de lui donner son avis. Le 27 du même mois, l'Intendant transmettait la requête, pour instruction, à son subdélégué Audouard, qui était en même temps major de la milice bourgeoise de Rennes.- Celui-ci, après avoir procédé à l'instruc-
iembre 1768. — « Représentant les GoaTernears, qui étaient toojoars k la Cour, les commandants en chef les remplaçaient aux Etats avec le titre de premier 'et principal Commroissaire da roi; ils avaient la hante main sur toute l'administration civile et militaire, et les Intendants leur étaient subordonnés. • (Inventaire sommaire des Archives départementales d'Ille-Vilaine; t. I, au verso du f reaillet, non paginé.)