‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 66 sur 111 · RUES DE VIARME, ETC · texte numérisé non relu

RUES DE VIARME, ETC

optimiste n'avait été mise à l'épreuve qu'une seule fois dans six rues mal famées.

La seule maison de filles qui y survive à beaucoup d'autres date, comme établissement, de la construction de la place. La dot de la comtesse Ogier n'en a pas moins été constituée en partie par l'apport de l'îmmeuble, dont le premier propriétaire avait été Eyuaud, son père. C'est le n° 1 de la rue circulaire, autorisée en 1762, ouverte trois années après et appelée de Viarme à cause de Jean-Baptiste Élie Camus de Pontcarré, chevalier, seigneur de Viarme, Sengy, Belloy et autres lieux, conseiller d'État, qui à rempli les fonctions de prévôt-des-marchands de 1758 à 1764. Trois ans avant l'élection de ce magistrat, la Ville avait acquis le terrain de l'hôtel de Soissons, sur lequel s'élablirent simultanément, d'après le plan général qu'avait tracé Lecamus de Mézières, la Halle-au-Blé, la rue de Viarme et les rues qui rayonnent autour de cette place.

Le père de M"" Ogier était aussi propriétaire, rue de Viarme, n° 3, et l'échevin Babille au coin de la rue Babille, mais sans porte sur la rue de Viarme. Les autres propriétés cjui ouvrent sur cette l'ue sans fin, ont appai'tenu d'origine au sieur Camus, à l'exception de trois : le 21, qui fut bâti pour Devarenne; une maison au coin de la rue de Sarlines, qu'avait Piedbot, et le 4, qu'avait Gallien. Ce Camus, était-il le prévôtdes-marchands, l'architecte, ou quelqu'un des leurs? Assurément, il avait derrière lui des associés ou des bailleurs de fonds.

La rue Mercier, dont les constructions sont uniformes, comme celles de toutes les rues de la même création, eut pour parrain Louis Mercier, écuyer, conseiller du roi en l'Hôtel-de- Ville, échevin. La comtesse du Bocage y disposait des n°' 5,

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