V. de Manneville, conseiller au Chàtelct
Lelicvre, marquis do la f.rango.
Les héritiers de J.-B. de Faverolles, correcteur des comptes : 3 maUom.
La M'*c Colbcrt de Blainville, née Roche ehonard ; cofn de la rue du Renard.
Lecaron, conseiller an Chàtelct : autre coin.
Leduc de la Trémoille.
Huot, serrurier, à l'enseigne du Chat-iié.
Bonne de Kerncr, veuve Simonnel.
Catherine Juherl de Bonville, épouse de Cilles-Marie du Maupeou, inailre des requêtes, et Hunel, avocat : 4 nnisins.
Cuillcs des Buttes, trésorier de la généralité d'Orléans.
Tribousl, ancien syndic des rentes de l'Hôtel de Ville
La Ml*e d'Ecquevilly , née Dumonceau :
coin Bristmiche.
L'Hopilal-Général, donataire en 167-2 des frères Quesnel, oratoriens •• autre coin.
La veuve de Daguerre, seigneur de Voyennc, commissaire des guerres.
Les hoirs de Buquet, procureur.
Boulin, bachelier en théologie.
Le président Camus de l ontcarré, du parlement do Rouen.
Dwite.
Devant, officier dn roi.
Les héritiers de Mercier, marchand.
Raré, avocat.
La veuve de Langlois, auditeur deseoroptes.
Mathieu, marchand : coin du cul de-sac de l'Espérance ou du Bœuf.
I<a présidente Lerebours, née Mailet : coin dudit cul- de-sac et coin de la rut Pierre-iCu-Lard.
Anvray, ancien notaire : aurre coin.
Les héritiers de Proust, seigneur d'Houilles et du Martray, lieutenant particulier au Châlelet.
Pirhon, maître des comptes.
Tarade, conseiller au Chàtelet, à cause de sa femme, née Legagnecr.
Dupuis, payeur des gages des o fût i ers du Châlelet. à cause de sa femme, née Rlondin.
Simon Rousseau, architecte.
Capronnier, seigneur de GauQïccourl, gentilhomme ordinaire du duc d'Orléans
La succession Chuberé.
Arsant de Puisieux, gentilhomme de la chambre du duc de Berri, capitaine de la chambre du roi, au nom et comme tuteur de sou Gis, ce dernier légataire universel de Marie Héron, veuve d'Abcl de Sainte-Marthe, 'conseiller aux aides.
La succession Presly.
François de Paris, brigadier des armées, capitaine aux gardes-françaises, dona-
Gantier, avocat.
Uoulaut, écuycr.
De la Garde, président au parlement.
Babille, lieutenant des citasses du duc de Venddme.
Los héritiers do la rcurc do Guillaume, commissaire des guerres, née Meunier.
Guinet, marchand de vin.
La veuve de l'avocat Lcfèvrc, née I^n^lois :
3 maisons, f une au second coin Pvirier,
taire de Fkruriol, évêque d'Aire : omis Poirier.
LHcilcl-Dieu.
Uemigeau Vonloiro, conseiller au parlement de Metz, à came de sa femme, née
Les fils de 1». le CorJelicr, sieur de
Les successeurs de Desbruyéa's, enseigne des Deux-Boules, ci -devant la Coquille.
Tableau complet, ou peu s'en faut! Mais le premier plan, où est-il ? Quelques notes de plus vont y jeter, çà et là, un peu de lumière.
Le marquis de Lagrange avait acheté son hôtel (n° 9 présentement) d'un président au parlement, célèbre par son attachement à Henri IV. Nicolas Pottierde Blancmesnii, dont ! la reine Marie de Médicis fit ensuite son chancelier La plus grande maison des Faverolles avait été saisie sur Jacques Mouffle, trésorier des ponts et chaussées, en 1G83, avec la qualification de ci-devant manufacture royale de chandelles. Colbert de Blainville, grand maître des cérémonies de France, surintendant des mines, colonel du régiment de Champagne, était curateur judiciaire à la personne et aux biens de sa femme; celle-ci tenait l'hôtel qu'il habitait de Rochechouart de Tonnay-Charente,sonpère,etdeMariePhelypeauxdeIaYrillière, sa mère. A la famille parlementaire Pottier avait aussi appar-
fenu l'hôtel dont le jeune duc de la Trémoille , président-né des États de Bretagne et pair de France, avait hérité par son bisaïeul maternel, René de Marillac, conseiller d'Etat et conseiller d'honneur au parlement de Paris; mais celle propriété, sise rue du Renard, n'avait guère sur la rue Neuve-Saint- Merri qu'un passage de servitude. Hennequin d'Ecquevilly, pour sa part,n'étailrien moinsquecapitaine-généraldela vénerie du roi, premier guidon des gendarmes de sa garde, et M 1 * 6 d Ecquevilly avait liérité sa maison de Camus Destouches, contrôleur général de l'artillerie. Camus de Ponlcarré, président au parlement de Normandie, recevait du procureur Chardon les loyers de sa propriété. Passons maintenant sur la ligne des numéros pairs. Le président Robert Aubery, enterré à Saint- Merri; Denis de Noirmoutier et Renée-Julie Aubery, sa femme; Jean Bouer, secrétaire du roi et de son conseil d'État, et Yves Mallet, secrétaire du roi, avaient précédé Thierry Lerebours, seigneur de Bertranfosse, président honoraire du grand conseil, et sa femme, Marie Mallet, en l'hôtel Lerebours, auquel se trouvaient attachés le droit perpétuel de fontaine à la maison et le droitde chapelle à l'église Saint-Merri. Une petite propriété adjacente avait été vendue aux Mallet-Lerebours, et une autre à Jean Baillif, bourgeois, par Abraham, seigneur de Chalange, maître d'hôtel ordinaire du roi, vers 1685. La famille Pichon avait acquis antérieurement la sienne de Pinette, trésorier du duc d'Orléans. A qui Rousseau avait-il eu l'honneur de succéder, dans sa maison plus grande? A Marie-Madeleine du Guesclin, comtesse et chanoinesse de Poussey, et à sa sœur, veuve de Despeaux, seigneur du Chemin, toutes les deux héritières
de M me Bourdin de Chapuis, née Cousinot. À qui, M me Lefèvre? A Le Pilleur, évôque de Saintes, et à sa famille. Et enfin Remigeau Montoire? A Marie-Anne Jabach, veuve de Nicolas Fourment, directeur de la manufacture royale de buffles de Corbeil,qui elle même venait après son frère, Evrard Jabach, qualifié dans un livre d'adressée : premier banquier pour la Hongrie f la Turquie et la Pologne.
A l'hôtel Jabach se rattachaient trois ou quatre petites maisons, dont l'une, donnant sur notre rue, fut occupée, du temps delà famille Fourment, par Barat, garde-magasin de la manufacture de buffles. N'est-ce donc pas à juste titre que l'historiographe Germain Brice reproche à l'hôtel le peu de clarté de ses appartements et de « ses jardins serrés? » Il dit aussi: « Bulet a fait plus que les autres pour l'hôtel Jabach, où tous les nobles architectes ont donné des dessins, » et il loue la distribution heureuse des appartements restaurés par Dulin. On cite ailleurs Jean Marot comme l'architecte dont le travail à été mis le plus à profit. Au reste, Evrard Jabach devait s'être établi rue Neuve-Saint-Merri pendant la jeunesse du grand roi, et il avait fait son hôtel d'une maison que Jean Gobelin le jeune avait eue à sa disposition sous Henri III. Vers le milieu du xviii 6 siècle, il s'y tenait des assemblées: on appelait ainsi des fêles de nuit organisées pour le jeu et la danse, dans un but do spéculation, et l'Opéra leur en voulait de faire concurrence à ses bals.
En sortant de l'hôtel Jabach, au petit jour, que de fois les joueurs fatigués ont eu la brusque perspective du seul repos qu'il leur fût assuré ! Le bureau des jurés-crieurs, préposésaux
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pompes funèbres était en face, et on s'y levait matin. Cette confrérie, instituée par Charles V, se composait de 30 membres, dont le doyen avait nom Fournier, et le syndic, Doucet, alors que le siège se trouvait dans la rue dont nous vous parlons. On racontait en ce temps-là que Catherine de Médicis avait jadis logé dans la maison où les jurés-crieurs disposaient tout pour les cérémonies funèbres, et que la maison voisine, ' habitée par Dupont, maître de mathématiques, avait appartenu à la mère de saint Lo'jis. Or l'immeuble dans lequel ce maître faisait un cours de géométrie, de trigonométrie, de mathématiques et d'hydrographie, n'était séparé de la rue Saint-Martin que par sept ou huit immeubles. Rappelons en outre que Dupont se plaisait à faire aux curieux les honneurs de son logement, décoré de sculptures et de dorures anciennes, et qu'on y remarquait une Heur de lis.
Quand au savant Raoul de Presles» fils du secrétaire de Philippe-le-Bel, il demeura indubitablement dans ladite rue, mais plus près de l'autre extrémité. Cet avocat, traducteur de la Cité de Dieu, était attaché comme conseiller à la compagnie des marchands forains de marée. Charles V, son protecteur, l'autorisa à établir un pont sur une ruelle, pour relier deux maisons dont il étaii propriétaire. Mort en 1382, il reçut la sépulture à Saint-Merri.
Dans la même rue, sous le règne précédent, Jean Bai llet, trésorier des finances, avait été assassiné par un commis changeur, Perrin Macé.
Elle existait déjà sous le règne de Philippe Auguste.
Vous jugez donc de ce qu'elle a vu passer de générations et
SOUS NAPOLÉON III. n
d'entreprises, faire de fortunes et s'en défaire, de crédits poindre, s'étaler sur la place et s'évanouir dans les ténèbres, d'affaires enfin, sous toutes les formes, se succéder infatigablement! Combien d'ailes et d'étages par siècle ajoutés à ces bâtiments, presque toujours les mêmes! En de telles rues passez, n'y couchez pas, si vos affections sont ailleurs: une fois là, vous n'en sortiriez plus qu'enrichi honorablement, c'està-dire en y mettant le temps, ou bien les deux pieds en avant.