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dicat, bien que celui-ci date, ou peu s'en faut, du moment où Claude Dublet, maître charpentier, passe adjudicataire des travaux qui restent à faire et titulaire de 12 étaux de boucherie, en remplacement de Lagrange. Les réunions syndicales ont lieu à l'hôtel Breton villiers, où le prince Emmanuel do Portugal ne donne pas encore de bal masqué, avec feu d'artifice tiré sur la rivière. Parmi les consorts du financier Le Ragois de Breton villiers, pour cette affaire locale, figurent :
Simon Hugues, qui est ou sera syndic ; Philippe de Champagne. » le grand peintre ; (Inillardon, intendant de Franche-Comté ; l'abbé Fortia; |M. Meiland, conseiller au parlement ; Lauzun, le Luuzuu du grand règne; le marquis de Richelieu; Lambert de Thorigny. président au parlement, pour lequel Levau a dessiné le supcrlxhôtel Lambert ; Charron, nom de famille illustré par le livre De ht Sagesse et à la tète de Tédilité parisienne; de Jassaud, magistrat ; Jacques Pichon, maître tailleur d'habits; M. de Choisy; M. Hessclin et ses deux voisins, M. d'Astry, M. Sainctot; Nicolas Delaistre, ancien éehevin ; Claude Chariot, secrétaire du roi ; de Coulanges, abbé de Livry; Le Bossu Le Jau, maître des comptes, qui a eu pour prédécesseurs un autre Le Jau |et Salomon de Caux; ArehambaulL valet de chambre du roi; maître Jean de la Orange, sieur de Suint- Kvroul.
Nicolas Lejcune, couvreur, passe pour avoir habité l'île dès le règne de Henri IV. Qui sait même si la maison unique don le chapitre fit abandon en touchant son indemnité de 50, (V0 livres, ne remontait pas à l'époque du célèbre duel judici ,re dans lequel le chien de Montargis vainquit l'assassin de*" 1 maître? Ladite maison, à notre sens, est celle qui por ftri, °
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Saint-Louis le n 66. On y désigna la cage d'un escalier à \\< comme aneienne tourelle de Marguerite de Bourgogne; mais lit seule tour qu'ait connue assurément cette reine, en ladite île. s appelait Loriot, et, puisqu'une chaîne la rattachait par eau à la Tournelle et à la tour de Billy, il nous semble qu elle aurait été mieux placée à celle des deux pointes de l'île où de nos jours commence l'ordre numérique. Là elle aurait fait place à l'une des deux terrasses des hôtels Bretonvilliers et Lambert, dont nous avons parlé eij d'autres notices. Quoi qu'il en soit , Nicolas Lejeune a érigé , sous l'invocation de Notre-Dame, une chapelle qui est devenue l'église Saint- Louis. En même temps qu'elle, l'île a changé de nom, autrement dit en 1664. Mais la rue Saint-Louis-en-l'lle avait été ruo Palatine du côté des deux grands hôtels, et rue Carel du côté le plus voisin de la Cité, puis rue Marie d'un bout à l'autre pendant dix ans.
Alors que les premiers numéros impairs de cette rue étaient occupés presque tous par Le Ragois, et les premiers numéros pairs par Lambert, l'hôtel Galard se présentait à droite, contigu aux derrières de l'hôtel Meiland, qui tenaient le premier angle de la rue Poulletier, et en face des dépendances de l'hôtel d'Astry. Derrière l'église résidaient M. Hesselin. M. Sainctot : vis-à-vis étaient établies des sœurs de charité. Le président «l'Aigremulle demeurait au-dessous de l'église; Delanoue, un peu plus loin : l'avocat Guillaume, plus loin encore; Desjardins, greffier du tribunal, vers le 69; le procureur général aux 71-7 J. M. de Saint-Gilles, au 80; un Molé, aux 84-86; Sévin, magistrat, au 88. et Durand! maître des comptes, au 92. En ce temps-
là des Lefèvre d'Ormesson étaient propriétaires, en la même nie, de trois maisons qui se suivaient.
L'une d'elles, n° 52, fut habitée postérieurement par un savant, Charles de Valois de Lamarre, antiquaire du roi et académicien, qui n'avait que deux pas à faire pour entrer, au quai des Balcons, chez son ami Lefeuve de la Malmaison, conseiller au parlement. Les fermiers généraux transformaient l'hôtel Bretonvilliers, à la même époque, en grand bureau des aides. Plus de Galard, en face, et plus de Meiland l Mais bureau des Saisies réelles. Toutes les juridictions y avaient recours, et jamais plus de saisies ne s'y réalisèrent que sous te triumvirat de Monnerot, Beaucousin et Beauvisage, qui étaient commissaires généraux du temps de la banqueroute de Law. Le 27 ou le 29 servait de bureau beaucoup moins grandement à la communauté des parcheminiers. Les maîtres chargés de faire une tournée officielle chez les autres membres de cette corporation professionnelle devaient toujours être assistés par quatre parcheminiers jurés de l'université, placés sous les ordres du recteur. L'apprentissage durait quatre ans: le brevet coûtait 15 livres, et la maîtrise, 1,100.
Le botaniste Pierre Bulliard, habitait, sous Louis XVI, 1 ancien hôtel Durand. Cet auteur de Fhm parisknsis et d un Dictionnaire de Botardque avait appris de François Martinet à graver de sa propre main les planches de ses ouvrages. S'agissaiUl d'enrichir son herbier, ou bien d'empailler un oiseau , il ne prenait encore d'autre aide que lui-même. Déleurie, maître en chirurgie, donnait des leçons d'accouchement, à l'hôtel Molé. Quels nouveaux maîtres disposaient en partie des
hôtels Lambert et Bretonvilliers? M. deBeaumont et M. Devins- Fontenay.
Du reste, on vit bientôt sortir à cheval, tons les matins, de la maison située en face la rue Guillaume, un chef de division de la garde nationale, qui ne se nommait plus, au 28 e de ligne, que le sous-lieutenant Charton, en 1792, mais qui avait gagné, trois ans après, ses épaulettes du général. Malheureusement il fut tué, en 1796. Un nom de robe, celui de Cheniseau, était porté depuis la Régence par un hôtel plus aristocra- • tique, près de ladite rue Guillaume. Pourquoi dire un? ne voiton pas encore qu'il y avait grand et petit hôtels? Aussi bien, dans cette île Saint-Louis, le train de maison fut rarement en rapport avec la place qu'on tenait au soleil ! On n'attendit même pas la Révolution pour y faire d'un petit hôtel, en regard de la maison Durand, un simple corps de garde de pompiers. Autant de fait sur la besogne d'une ère nouvelle, qui se croyait appelée à supprimer toutes les marques de distinction 1 L'île et la rue de la Fraternité inaugurèrent cette ère-là en donnant plusieurs fêtes publiques, dans le jardin de leur ci-devant hôtel Bretonvilliers. En revanche, elles se passèrent absolument de leur ci-devant église, vendue comme bien national en l'an ti, le 13 thermidor, et qui ne fut rachetée par la Ville que le 15 septembre 1817. Alors, sa dénomination était déjà revenue à la rue, dite Blanche de Castille de 1806à 1814. Les somptueuses réceptions du prince Czartoriski, et la bienfaisance héroïque de ses œuvres se multipliant au profit de la cause polonaise, firent encore plus d'honneur à l'hôtel Lambert, sous Louis- Philippe, que les peintures de Lebrun et de Lesueur, dans
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loulo leur fraîcheur, n'y avaient jeté d'éclat. Puis d'autres événements politiques ayant changé en France la face des choses, l'hôtel Cheniseau devint pour quelque temps l'archevêché. On y rapporta le corps de Mgr Afîre, frappé sur une * barricade, où il affrontait, comme un saint, les dangers de la guerre civile, pour en conjurer les horreurs. Une caserne de gendarmerie y remplaça, pour une douzaine d'années, l'archevêché en deuil.
HUES MICHEL-LE-L'OMTK et ( IK EN1ER-S T -L AZ A R K
Elles se suivent depuis si longtemps sans se confondre, qu'autant vaut ne pas les séparer. Qu'elles remontent donc le cours des âges, comme deux wagons enchaînés l'un à l'autre, qui laisseraient descendre, à chaque station, des souvenirs, faute de voyageurs. Le voyage autour d'une rue n'est pas pour tout le monde, il faut l'avouer, une partie de plaisir. Souvent c'est une cloche monacale qui donne le signal du départ. Mais ici, par exception, l'or et l'argent commencent par résonner. Tout le monde ne s'en plaindra pas.
Entendez-vous le doux chant des lingots d'or, balancés par des poids de fer, et les accords si harmonieux de l'escompte? T.ela bruit le mieux du monde entre les rues Michel-le-Comte et Montmorency, chez la veuve Lyon-Allemand, dont le commerce était fait, sous le premier empire, par Joseph Allemand et Hartzfeld,en la rue Grenier-Saint-Lazare.
A la maison de M* 0 Lyon-Allemand touche un ancien hôtel fjui ouvre non-seulement rue Montmorency, mais encore rue Michel-le-Comte, n° 22. Dubois deCrancé, qui y demeura, était d'abord parvenu à entrer 1 dans les mousquetaires; mais sa noblesse douteuse ne l'y avait pas maintenu, et, afin de s'en* consoler, il avait commaudé dans la garde nationale. Cet ardent révolutionnaire, dantoniste à la Convention, après les massacres de Septembre, s'acharna contre Louis XVI; il était ministre de la guerre sous le Directoire; mais, après le 18 brumaire, il se retira, faute d'emploi, dans ses propriétés champenoises. La rue Michel-le-Comte, sous la République, s'était dite Michel-Pelletier, à la suite de l'assassinat du ci-devant comte Michel Le Peletier de Saint-Fargeau , conventionnel. Les notabilités de la même rue, en 1786, étaient:
M. Lenoir de Mézières, payeur de rentes, au n° 19 de notre temps, hôtel dont le 11 devait dépendre ; M. Vaudé, banquier, n° 20; l'architecte Verniquet, n°21, et M. d'Halvil, au 28, hôlel donnant oussi dans la rue Montmorency, où nous en parlerons plus amplement.
La charge de commissaire voyer, achetée par Edme Verniquet en 1774, l'avait poussé à réaliser, comme architecte du Jardin du roi, des projets de BufTon. Mais son grand œuvre fut le Plan de Paris, qui demanda 28 années de travail. L'ordre de le dresser avait été donné par Louis XVI, dès 1783, mais en des proportions si vastes qu'elles avaient bientôt fait reculer devant l'exécution. Le commissaire de la voirie avait relevé ce projet abandonné, et ses planches étaient déposées aux Cordcliers. Puis, la Révolution venue, le bureau du Plan s'installa
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au ci-devant hôtel il Angivilliers , près le ci-devant Oratoire- Saint-Honoré , où l'auteur se trouvait sans doute logé plus grandement que rue Michel-le-Comte. Le plan ne compta ses 72 feuilles grand-atlas qu'en 17961, et, comme si Verniquet Vavait plus rien à faire, son nom se gravait sur une tombe vers la fin du Consulat.
Verniquet, en sortant de chez lui, avait souvent passé devant le bureau des paumiers, à l'entrée de la rue Grenier-Saint - Lazare, et puis, quelques portes plus loin, devant les ateliers de Lafontaine, inventeur privilégié d'une serrure dont l'Académie avait approuvé les combinaisons nouvelles. Les statuts de la communauté des maîtres paulmiers, raqwttiers, faiseurs d'estœufs , peloltcs et balles, remontaient au commencement du xvn e siècle. Ses membres étaient exclusivement en possession de fabriquer et de vendre, avec tous les ustensiles du jeu de paume, tout ce qui servait aussi au jeu de billard. Le bureau se trouvait encore dans la rue de Seine à la fin du règne précédent; depuis lors, le droit de réception avait baissé de 1,500 à 600 livres.
Il semble que la propriété foncière dans les deux rues dont nous nous occupons, ait été plus divisée sous la Régence qu'à notre époque. La rue Michel-le-Comte avait 51 maisons, et l'autre, 45 : presque un tiers de plus qu'aujourd'hui 1 On y a si peu démoli quepl us d'une façade devait appartenir à un autre propriétaire que le corps de bâtiment élevé par derrière. Il faut qu'on ait ainsi porté en compte pour plus d'une maison chaque hôtel, et combien la rue Michel-Lecomte en était pleine! A main droite, elle parlageait avec la rue Montmorency trois
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propriétés de ce genre ; à main gauche, elle commençait par une aile et des dépendances de l'hôtel Caumartin, suivies de près par un hôtel Thiroux (et il y en avait un autre du même nom dans le quartier), ensuite par un hôtel Ferlet, par un hôtel Lemaître, enfin par un hôtel Mérat, qui s'appela aussi Crillon, et auquel faisait vis-à-vis l'hôtel Bouligneux, plus tard d'Halvil. Que de pratiques excellentes à la portée clu vitrier Rousseau, dont la boutique était dans ladite ruel L'honnête homme dont nous parlons est celui qui avait recueilli un enfant naturel de M mo de Tencin, abandonné sur les marches d'une église, mais à l'éducation duquel pourvoyait son père, le •chevalier Destouches-Canon, et cet enfant devint l'illustre d'Alembert.
Remontons-nous encore de quelque trente années? On parle alors de M. Le Vasseur comme réunissant des curiosités en sa ■demeure, rue Grenier-Saint-Lazare. Dans l'autre rue, on vient 4e démolir un théâtre érigé en 1632 par Jacques Avenet à la place d'un jeu de paume, et que des comédiens de l'hôtel de Bourgogne exploitaient depuis 1660. Mais cette salle de spectacle avait été fermée longtemps, sur une plainte adressée au parlement par les habitants des deux rues, qui ne s'accommodaient ni des carrosses bruyants, ni de l'insolence des pages et -des laquais, ni des vols qui se commettaient plus fréquemment •aux abords d'un théâtre qu'en un quartier sans foule.
La rue d'en bas s'appelait Garnier-de-Saint-Ladre, en 1315, et comptait au nombre des gens qui l'habitaient : Nicolas le dorelolier ; Jeacques de la Salle, gâcheur ; Jehan, savetier. On prétend qu'une famille était déjà connue au siècle précé-
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dent sous le même nom que cette rue, laquelle touchait prèsque à la porte Saint-Martin élevée sous Philippe-Auguste. Le comte Michel, parrain de la rue d'en haut, viens Mieaelis comiltij passe pour contemporain de ladite famille