RUE DU POIRIER
Thaumasse, dans la Coutume du Berri, dit: « Selon que le blé vault au Poirier. » On appela donc Poirier un ma: ché au blé, et cette ancienne acception semble donner à une rue qui suit, la rue Brisemiche, laquelle fait angle avec la rue Taillepain, la seule étymologie rationnelle de son nom. Mais celui-ci fut également porté par une sorte de jeu.
Aussi bien la rue s'était dite de la Petite-Bouclerie, dès le commencement du xiv e siècle; et une reconnaissance censuelle de l'année 1723 ne la nommait encore Poirier qu'en ajoutant: « dite aussi de la Baudroirie. »
Ce titre confirmalif, passé au profit du chapitre de Saint- Merri , comme seigneur censitaire , était conçu dans les termes ordinaires; seulement on y relatait une circonstance particulière, c'est que le reconnaissant signait entre
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les deux guichets du Châtelet. Le propriétaire en prison n'en était pas moins qualifié messire Jacques-Edouard Richer, sieur de' la Petite-Barre, Hessel, Cli ot et autres lieux, bachelier de Sorbonne, prieur de Saint- Vincent de Laitre. Sa maison de la rue du Poirier comportait trois corps de bâtiment et aboutissait par derrière à une maison de la rue Neuve-Saint-Merri, appartenant à l'Hôtel-Dieu, et que nous avons désignée dans la notice consacrée à cette autre rue.