‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 5 sur 66 · RUE QUINCAMPOIX · texte numérisé non relu

RUE QUINCAMPOIX

Notice soiim la forme cfe tobli'Hc* chronologiques

1210. — L'Abbaye de Livry est propriétaire d'un four dans la rue Quiquempoit (rue dontGuillot écrit ainsi le nom avant la fin du même siècle dans son Dictionnaire des Hues de Paris). Or, la terre de Quincarnpoix, tout près de Château-du-Loir, dans le diocèse du Mans, appartient, vers la même date, à Hugues, sire dé Château-du-Loir, fils du châtelain Gervais, son prédécesseur, et d'une fille naturelle du roi d'Angleterre. Le père dudit Gervais et de Mathilde, dame de Château-du-Loir, mariée à Hélie, seigneur de la Flèche, comte du Mans, était Robert, sire de Château-du-Loir, frère de Burchard, porteur du même titre, et de Gervais, évêque du Mans. Ce prélat avait succédé en 1036 à son oncle, évêque du même nom; mais le tuteur du jeune Hugues, comte du Maine, l'avait chassé de son siège, et il n était revenu qu'après deux ans d'exil ; nommé ensuite archevêque de Reims, il avait sacré, en 1059, Philippe I er , en présence de Henri 1 er , père de ce jeune roi; puis il était devenu grand-sénéchal de France, chancelier du royaume, et il avait rendu le dernier soupir à Reims en 1068.

1225 et 1229. — Il est question de la rue Quincarnpoix dans <leux transactions passées entre le chapitre de Saint-Merri et le couvent de Saint-Lazare.

1253. — Mention d'un sire Nicolas de Ki-quen-Poits, dans un cartwlaire de Sorbonne.

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1260. — Erection de l'église Saint-Josse, au coin des rues Àubry-le-Boucher et Quincampoix, où il y avait déjà un oratoire en commémoration du séjour en cet endroit, au siècle vu, de saint Josse, fils d'un roi de Bretagne, et de saint Fiacre, venant d'Irlande. Cette succursale de Saint-Laurent reste grevéf» de redevances au profit de ladite paroisse, et relève toutefois de la justice et seigneurie du prieur de Saint-Martin-des-Champs, qui de droit nomme son curé. Une confrérie de Saint-Fiacre, déjà établie à Saint-Josse en 1415, témoigne d'une dévotion locale au patron des jardiniers et des cochers, dont le nom est longtemps porté dans le voisinage* par une petite rue, par un cul-de-sac de la rue Saint-Martin, etdont l'image est encore vue pendante à l'angle de la rue Quincampoix par l'historiographe. Du Breul. Petite paroisse, au reste, que celle de Saint-Josse, et • si petite que n'en dépendent même pas les deux maisons mitoyennes avec l'église I Les paroisses Saint-Merri, Saint-Jacquesla-Boucherie et Saint-Nicolas-des-Champs partagent avec elle jusqu'aux maisons de la rue Quincampoix. Plusieurs historiographes en disent autant de Saint-Leu, et ils en infèrent que le nom de la rue peut avoir pour étymologie : à quinque campants (de cinq clochers). Par malheur Saint-Leu et Saint-Josse n'étaient pas encore des paroisses qu'on parlait déjà de la rue Quincampoix.

1281. — Martin 1Y, né vers 1210 d'une famille puissante dans l'Anjou et le Poitou, garde des sceaux du roi Louis IX, cardinal-prêtre du titre de Sainte-Cécile, puis pape, crée à son « tour Gervais de Quincampoi t cardinal-prêtre du titre de Saint- Martin-au-MonL

SOUS IS APOLLON iH.

1300. — La rue de la Corroierie, dite par Guillpt Coureerie et en latin du moyen âge Corrigia, Corrigiara, fait tête à la rue Quincampoix. Ne va-t-il pas sans dire que des corroyeurs l'habitaient depuis un temps immémorial? Ajoutons que la communauté dudit corps d'état a eu la même rue pour berceau., puisque les chefs de cette communauté ont toujours porté la châsse de saint Merri dans les processions générales, encore que le patron des corroyeurs fût saint Thibaud.

1308. — Guillaume de Bonnet, évêque de Bayeux, né dans le diocèse du Mans, fonde par testament le collège de Bayeux, à Paris, dans la rue de la Harpe, en y approvisionnant à perpétuité douze boursiers, dont six à prendre parmi les écoliers pauvres de son pays natal. Il impose à ces douze boursiers de prier pour le repos de son âme et des âmes de ses parents et bienfaiteurs, parmi lesquels il en recommande un seul nominativement, lè seigneur Gervais de Quincampoix, cardinal. Guillaume de Bonnet ajoute dans l'acte même de fondation* qu'une portion des biens de Gervais est employée à l'œuvre dont il s'agit, conformément à l'intention dudit seigneur, transmise avec la succession par ses exécuteurs testamentaires.

1313. — Le livre de la taille indique, rue Quincampoix, bon nombre de merciers fortement imposés. Jehan d'Espernon en est un, et pareillement son fils Jehan, ainsi qu'un Philippe d'Espernon. Dans la même rue se trouvent pas mal d'orfèvres. Aussi bien qui disait mercier, disait marchand, à l'origine : mercier venant àQmerx, marchandise. Ne sont-ce pas des merciers bourgeois de Paris qui, tenant l'utile et l'agréable, vendent toutes les étoffes de soie aussi bien que la soie en bottes, l'arti-

cle modes sans réserve, toiles et lainages, fleurs artificielles, broderies, dentelles, galons, ornements d'or, d'argent, de cuivre et de plomb, fil d'archal, comme tout autre fil, et du fer, bien avant qu'il fasse partie des jupes? Le corps des merciers s'est formé assurément dans la rue Quincampoix, où il ne maintient pas son bureau moins de cinq siècles; toutefois les premiers statuts qu'on lui connaisse datent du temps de Charles VI. L'envie de conjurer les malheurs du même règne anime des assemblées dans la Grange-aux-Merciers, qu'elles rendent célèbre; puis cet ancien hôtel de campagne de la confrérie, sis à Bercy, est adjugé par décret à Pierre de Giac, chancelier de France sous Charles VII, et puis Jean, duc de Berri, s'en accommode. Pendant la guerre du bien public, de nouvelles réunions agitent, dans le même hôtel, les questions politiques à Tordre du jour sous le règne de Louis XI. Plus tard encore, en l'année 1557, le recensement des bons bourgeois de Paris est opéré par ordre de Henri II, qui trouve 3,000 merciers. Leur corps est le troisième des six corps de marchands, bien que le plus riche, bien que le plus nombreux, et il se subdivise jusqu'à la fin comme en vingt classes, dont Tune comprend toujours les bouqueti ers-décorateurs. Les sept maîtres et gardes chargés de veiller à la conservation des privilèges et de la police, sont nommés à l'élection; ils porter^ la robe consulaire dans toutes les cérémonies. Armes : champ d'argent chargé de trois vaisseaux, dont deux en chef et un en pointe, construits et mâtés d'or sur une mer de sinople, le tout surmonté d'un soleil d'or, avec cette devise : Te loto orbe sequemur. Pour faire partie du corps des merciers il faut être Français; Tapprentis-

sage dure trois ans, plus trois ans à rester garçon ; la maîtrise coûte 1,000 livres.

1530. — La ci-devant rue de la Cnrroierie a nom de la Vieille -Corroierie .

1578 — La rue de la Fontaine-des-Cinq-Diamants , cidevant de la Vieille-Corroierie, doit son nouveau baptême à une fontaine qui coule près d'une boutique de joaillier à l'enseigne des Cinq-Diamants. Puis la rue ne se coiffe plus que de l'enseigne, comme pour se mettre à la mode, car les dames de la cour portent alors des pierreries ou des diamants montés en forme de rose, qu'on appelle aussi des enseignes et qui ressemblent à celle des Cinq-Diamants.

1652 — Le plan de Gomboust désigne le bureau des merciers et des joailliers. Mais aucun plan ne marque, de l'autre côté de la rue, la place de l'hôtel de Beaufort. Gomboust, Bérey, Bullet, De Fer, Jaillot ou La Caille, oseraient- ils présenter à Louis XIV un tableau de Paris entaché du nom et de l'adresse du liai des Halles, un des chefs de la Fronde? Le cul-de-sac de Beaufort avait été, avant la construction de l'hôtel, une ruelle pour aller aux prisons de Sainte-Magloire, dite aussi nielle derrière Saint-Leu.

1658. — Mazarin accorde des lettres patentes à une communauté de maîtres à danser et de joueurs d'instruments, dont le chef s'appelle Roi des Violons, et qui fait ses réceptions au cabaret de l'Épée-de -Bois, rue Quincampoix, à l'angle de celle de Venise. Telle est l'enfance académique de la musique et de la danse, qui se réuniront l'année suivante pour ouvrir enfin l'Opéra.

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1671. — Anne Petau, ve*uve de Regnault , conseiller au parlement, donne, le 20 mars, une maison dans notre rue aux eudistes, communauté ecclésiastique fondée récemment par Eudes, frère de Mézerai, à Caen et à Coutances. Ces nouveaux paroissiens sont bientôt attachés au service de l'église Saint-Josse, dont l'un d'eux devient le curé, et qui est rebâtie par Gabriel Leduc Les eudistes, en même temps, donnent asile aux prêtres en voyage; mais c'est avant peu rue des Postes, où ils se transfèrent tout à faij en 1703, après avoir vendu rue Quincampoix avec autorisation.

1691. — Rigioli, banquier dans cette rue, « fait pour l'Italie, comme dit un almanach du temps, fait aussi commerce d'étoffes or et argent, velours et autres, avec Hemand pour, associé. »

1692. — Les maîtres et gardes en charge, au bureau des marchands merciers, joailliers, quincailliers, grossiers et autres, sont : Arlot, grand-garde, rue Saint-Germain -l'Auxerrois; Perichon, rue Saint-Honoré; L'Évesque, rue des Bourdonnais; Le Doux, Baroy, Testard et Sautereau, rue Saint-Denis.

1707. — La chambre des assurances, compagnie répondant, moyennant une prime, des fonds ou marchandises transportés par mer, est déjà établie rue Quincampoix à cette date. Mais le bureau des assurances maritimes, sous Louis XVI, se trouvera rue Coq-Héron.

17W). — Pielrequin et Hymette, Banquet, Slude, Vandervost, banquiers, ont leurs bureaux dans la rue Quincampoix, ainsi que Leroy, banquier expéditionnaire en cour de Rome.

1713. — Un cabinet,*dans lequel M. Vivant, propriétaire de

l'hôtel de Beaufort, a réuni «le longue main des curiosités de tout genre, fail l'admiration des amateurs.

1718. — Ohl alors, ce n'est plus une rue, c'est une ville; c'est la capitale de l'agiot. Émaux, coquilles, missels, estampes, médailles et monnaies ont livré l'hôtel de Beaufort au système financier de Law, qui frappe la monnaie du papier. Les actions du Mississipi, titre de la première émission, changent de mains en y laissant des primes: donc elles auront des filles et des petites-filles. Au négoce du papier ne sufisent bientôt plus les bureaux installés dans toutes les maisons: caves et greniers se mettent aux enchères et sont enlevés à des prix fabuleux par les entremetteurs. La rue est encombrée, et le guet ne peut en garder que les issues; on y perd des enfants, on y écrase des femmes, et à prix d'or on dîne dans toutes les boutiques, pour ne pas perdre de vue les fluctuations du cours II varie si rapidement quand il s'y met l II y a des jours où du matin au soir un capital peut se doubler ou s'anéantir à jamais. Qu'un valet disparaisse avec l'argent de son maître, damel c'en est fait, il n'y faut plus compter ; avec des actions, c'est différent, il les rend quelquefois deux jours après, bien intégralement, et il a eu le temps de faire fortune. Probité relative 1 Est-ce qu'il eu sera demandé davantage en pleine Bourse au xix e siècle? Le plus honnête des proverbes, pour y jouir de ses entrées, se travestira comme il suit : Qui s'enrichit paye ses dettes. En attendant, les roués de la Régence ne laissent pas que d'être éclaboussés par les Mississipiens, ces parvenus de l'agiotage. Le prince de Conti porte au crédit de Law un premier coup, en se joignant ouvertement aux adversaires du financier, qui de-

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mandent la conversion en espèces des nombreux billets dont il sont porteurs. L'inquiétude fait déjà des siennes. Un crime y ajoute l'épouvante, et le comte de Horn en est l'auteur. Ce cadet d'une famille princière de l'Allemagne, parent du régent de France, a pour complices de Miles, gentilhomme piémontais, et Lestang, fils d'un banquier de Tournay, qui se dit chevalier d'Estampes; le capitaliste Lacroix est entraîné par eux à l'Épée-de-Bois, sous prétexte de terre à lui vendre, et il perd, dans une salle du fameux cabaret, son portefeuille avec la vie. Lestang, qui faisait le guet, prend la fuite sur les cris d'un garçon marchand de vin. Les deux autres coupables profitent d'une poutre, laissée par des maçons près d une fenêtre, pour descendre dans la rue de Venise; mais de Horn y est arrêté, un pied foulé, et de Miles ne va pas plus loin que le marché des Innocenls. Leur crime s'expie en place de Grève par le supplice de la roue. Mais déjà le système de Law n'étant plus à son apogée, les actions de 500 livres n'en valent plus 20,000, comme en décembre 1719. La banque se transporte place Vendôme, et puis à l'hôtel de Soissons, où l'illusion Jombe tout à fait. Le duc de Bourbon, assure-t-on, a tiré son épingle du jeu, réalisant d'immenses bénéfices. On a dû profiter aussi de l'engouement général dans la rue Quincampoix. Raison de plus pour qu'elle nous fasse connaître ceux de ses principaux habitants qui ont vu M œe de Tencin entrer chez Law, à l'hôtel de Beaufort, et Marivaux, au bras de Louis Racine, franchir le seuil rasséréné du cabaret de l'Épée-de-Bois.

1*719.— Delarue, Sauvage fils et G% Chabert et O, Vandervost, Mulet, La Bergeiie, Berihe, Gibert, banquiers; Noisette des Marron-

niors, Frécot, Champion, Faure, Savoye, Dupin, Brossard, agents de change.

1*734. — Propriétaires des maisons de la rue Quincampoix, côté droit, à partir de la rue Aubry: Le François, commissaire; veuve Binet; Hamelin, conseiller au Châtelet; la communauté des merciers ; id, id.; veuve Lamy; les sieurs Hébert ; M ,u Laurens; de Bligny;Fouré; Cottin ; Fouquet ; Cottin, avocat, et autres héritiers de Bourgeois; id., coin Venise ; Menneville, autre coin ; Huard ; le chevalier de Sémonvil le ; Moreau, marchand ; Poupart; id. ; d'Evry ; veuve Hérard ; veflve Raymond; Tibord ; Durand; Vaudrennes ; veuve Millet ; veuve Baudouin; Malan, médecin; Héron; veuve Baron; X.; veuve Laguette; id. ; Dongois; Dainville; Babouin; Chumpiat", avec un poste pour le guet; Gointerel, procureur; M me Batonneau ; Prasle; Colligny ; rHôtel-Dieu ; de la Heaumerie ; Guinet ; Penon. Attire côté en rêvenant: Duché, capitaine; M m * Blasevon ; veuve Carrier; les chanoines du Sépulcre; Morley, huissier du cabinet; Cointerel; D u * Léger; Descarliau; l'abbé Léger; Gervais, contrôleur; Le Vasseur; Courcelet, prêtre de l'Oratoire ; M— Langlois; M m « Vierceau; Pollart- Damville, à l'hôtel de Beaufort; D u " Prévost; id.; Pollart-Damville; Vidocq; Le Frein; Du Vernage; Bonal; Lhosternel Vasseur de Boisle-Gomte ; id.; Blay.; Dionis ; id ; veuve Breteau; Santilly, marchand; Chartier; l'hôpital des Incurables ; id.; M me Amelot de Chaillou; Amelot de Chaillou, maître des requêtes; Colin, Mouchenau et Mariette ; X. ; l'abbé Le Pilleur; id. ; id. ; Ventin, concierge ; Favières, avocat; id. ; id. ; de Marsault; id. ; Morac; veuve Lefèvre; Faisant, marchand; Brodeau; Hamelin, curé de Saint-Josse; id.; la fabrique; l'église. Rue des Cinq-Diamants, côté droit, en venant de la rue des Lombards: De Sève; Gervais ; Langlois, auditeur des comptes; Leroy, marchand ; Boirat, marchand; Goupil, lieutenant des eaux et forêts; de Sève, seigneur de Ploiteau ; Le Portier ; Mathon ; veuve de la Motte; id.; Doit; Vannelin, geôlier du Châtelet; D n < Cousin, coin Aubry. A utre côté, en revenant : Lourdet ; Coulange ; de Noisy ; Héron ; D"« Talon ; l'Hôpital général ; Bacot ; Lesage ; de Chaufïbur ; Langlois; Héron ; id.; Renard; Falaiseau; M rae Loudière;M m, Lebègûe; Croiset;Duménil, commissaire auChâtelet; Gamard, coin Lombards.

1709. — « Le sieur Fels, premier médecin et bourgmestre de Sche-

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lestai, autorisé par lettres patentes de Sa Majesté et par privilège exclusif, vend un spécifique antivénérien, qui guérit radicalement en vingt quatre jours les Maladies les plus invétérées, et dontles succès admirables lui méritent de plus en plus la confiance publique. — Le sieur Richardrie guérit radicalement les femmes attaquées de flueurs blanches. — La veuve Massel débite avec succès depuis quarante ans un Baume vert, qui guérit les maux de tétc, les étourdissements, les surdités anciennes, les palpitations, etc. — Le sieur Arnoult, connu par l'excellence de ses sachets, contre toute attaque d'apoplexie, et dont les succès sont attestés par des certificats authentiques de personnes de la première considération. » (Annonces d'almanach regardant la rue QuincampoixJ.

1787. — Le bureau des layetiers, tabletiers, éventaillistes, ci-devant rue du Haut-Moulin, se tient près de l'église Saint- Josse. Apprentissage, quatre ans; brevet, 50 livres: maîtrise, 500 livres et chef-d'œuvre. D'autre part, le quatrième corps des marchands a quitté la rue Bertin-Poirée pour occuper l'ancien bureau des merciers, ouvert tous les mardis et vendredis. Ce corps, le moins nombreux des six, est celui des pelletiers, auxquels se joignent les bonnetiers et les chapeliers depuis onze ans. A la réunion, sous Henri III, des fourreurs et des pelletiers, la communauté était dite des maîtres et marchands pelletiers, haubanniers et fourreurs. Par suite d'une faveur que lui a fait obtenir, sous Charles V, le duc de Bourbon, comte de Clermont, qu'il regarde comme son ancien chef, le quatrième corps a poar armoiries : un agneau pascal d'argent en champ d'azur, à la bannière de France de gueules, avec une croix. Apprentissage, quatre ans; brevet, 60 livres; maîtrise, 600.

1791. — Démolition de SaintJosse.

An VI. — Le T r prairial, vente de l'ancien bureau des mer-

ciers et de ses dépendances, comme propriété nationale.

1807 — Les gros bonnets de la rue Quincampoix et de la * rue des Cinq-Diamants sont : Richard, fabricant de boutons, Delondres, épicier-droguiste en gros, et Ferlé, épicier en gros. Rue Quincampoix se trouve aussi une grande maison de jeu, au seuil de laquelle, tous les soirs, quelqu'un dit aux passants bien mis : — Monsieur, si vous voulez voir une belle société, vous n'avez qu'à monter.

1851. — La rue des Cinq-Diamants est réunie à la rue Quincampoix.

1864. — Les immeubles qui datent des siècles précédents sont encore près de 80, parmi lesquels figurent : le n° 26, qui portait encore l'enseigne de la Main-Dorée, quand il appartenait au geôlier du Châtelet; le 33, une des maisons de l'ancien curé Hamelin, où fut ensuite le bureau des layetiers; 36, 38 et 40, bâtis par la communauté des merciers; 43, où 200 livres par jour furent gagnées par un savetier, louant son échoppe à des joueuses, et cette maison fut vraisemblablement une des propriétés de Favières, dont le fils, d'abord conseiller au parlement, écrivit, entre autres ouvrages dramatiques, la comédie lyrique Aline de Golconde; 60, qui fut hôtel de Sémonville; 77, dont le propriétaire était sans doute l'abbé Claude Léger, qui devint curé de Saint-André-des-Arts, et que Louis XV aurait pris pour confesseur, n'eût été son âge avancé; 80, qui n'est maison neuve que par devant et où fut installée la chambre des assurances; 88, enfin, où le guet sonnait la cloche, du temps de la banque, quand l'heure était venue d'évacuer la

rue Quincampoix de gré ou de force*. Rien, par exemple, ne subsiste de l'église, que remplace une grande maison, le 31, où déjà un magasin de sucre et de café date de soixantedix années; rien non plus de l'hôtel, où un fabricant de glaces succéda au financier de la Régence, et qui se trouvait, ainsi que l'impasse de Beaufort, sur le passage de la rue de Rambuteau et du boulevard Sébastopol.

Paris.— Typ. Dyprajr do laMahérie, boulevard Bonne-Nouvelle, 80. (Impasse <!e* Filles-Dieu. S.— 1490

Des rues de la Tour-d'Auvergne, Lamartine, Neuve-Coquenard, Mondétour, La Reynie, Saint-Séverin, des Prétres-Saint-Séverin, des Maçons et de la place de la Sorbonne.

Notices historiques, entièrement inédites, se rattachant à l'ouvrage intitulé

fAR M. X.EFEUVX

Monographies publiées par livraisons séparées avec une table de concordance et une

table alphabétique par séries.

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