RUE DU PUITS-QUI-PARLE ET RUE DES POULES
Celle-ci date, comme dénomination, de l'époque où la poule au pot du paysan préoccupait un roi de France; mais elle fut dite aussi du Châtaignier pendant les troubles de la Ligue, et du Mûrier pendant ceux de la Fronde. Les basses-cours et les jardins n'y manquaient pas, car, aujourd'hui encore, des murs en protègent çà et là dans les deux petites rues dont il s'agit. Ce^e-là dut son nom, sous Henri III, à un puits et à son écho. On passe toujours devant le puits à l'ang e des deux rues; par exemple, il ne parle plus : on le tient bouché.
La propriété contiguë au Puits-qui-Parle n'avait pas d'au re enseigne, et elle appartenait à René Bertignon, au commencement du règne de Louis XIV; puis el e fut annexée à la Tête-Noire, maison de' *a rue des Postes, qu'on abattit ensuite.
Il y avait alors un cimetière pour les protestants dans la rue des Poules. Guillaumet, avocat, y était propriétaire, à l'image du Petit-Jésus, dans le milieu du xvm e siècle, et le bourgeois Turpin y avait une maison, pourvue de sa
chapeÛe, qui passa sous Louis XVI à Lemoine de k Clartière, conseil er aux aides. La famille de ce dernier fût aussi propriétaire du Pot-d'Étain, tout à côté. Aumont^ bourgeois, disposait d'une autre maison, dans la même rue, et une autre enfin fut vendue par la veuve de François Roland au sieur de Chazelles, bourgeois de Paris, vers Tannée 1755.
Paris.— Typ. Dopray île la Maherie, fceniewrd B«n»<sNooTclle, 709.
Des boulevards de l'Hôpital, des Gobelins, Saint-Jacques, d'Enfer, du Mont- Parnasse et des Invalides; des rues du Mont -Parnasse, Grégoire-de-Tours, de Suréne et de Pentnièvre.
Notices historiques, entièrement inédites, se rattachant à V ouvrage intitulé :
FAR M. LEFEUVE
Monographies publiées par livraisons Séparées, arec une table de concordance et une
table alphabétique par série.