‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 64 sur 66 · RUE PIROUETTE · texte numérisé non relu

RUE PIROUETTE

Une maison qui doit encore y être sise, appartenait, sur la fin du règne de François I er , aux héritiers de Claude Foucault, sieur de Mondétour, lequel avait été échevin sous la prévôté de Jean Morin.

Ladite petite rue, qui continuait la rue de la Petite- Truandcrie, était issue comme elle du fief de Thérouenne ; son nom de Py rouet s'associait encore à celui de Therouanne ou Tyroie, qui rappelait depuis le siècl^ XII cette origine féodale. Adam, archidiacre de Paris, puis évéque de Thérouenne, avait hérité de son frère Gautier, en Tan 1179, le môme fief de Thérouenne, situé au territoire des Ghampeaux ; il en avait cédé une part à Philippe- Auguste, pour compléter les Halles, et le reste avait été vendu, le 2 juin 1330, à Pierre des Essarts, moyennant 1,025 livres, par Adam de Mesmer, l'un des héritiers de révêque. Mais il s'élevait déjà des constructions, un siècle avant cette aliénation, dans les mes de la Truanderie et Pirouette. Et plût à Dieu que celle-ci dût sa sautillante dénomination a la succession de pirouettements dont se composa longtemps la danse française! Malheureusement, le pilori des halles avait toujours été voisin de la rue, et le mouvement orbiculaire qui montrait chaque patient alternativement de chaque côté du marché, était ce que le populaire appelait : faire la pirouette.

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