‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 4)Chapitre 14 sur 85 · SOI» NAPOLÉON UL · texte numérisé non relu

SOI» NAPOLÉON UL

tirent parti d'mi masque empranté d'konmie d'esprit au* raient fait merveille y autrefois^ à montrer de fauases ankyloses..

hQ8 chapeaux: de paille sont la spécialité commerciale de la rue du Caire, qui fut d'abord bordée de maisons à deux petits étages, dont se contente encore une partie de celles qu'on y trouve. Le SI figure parmi tes maisons exhaussées il y a environ vingt années. Là est mort, le 28 avril 1810, un modeste vieillard, Gilles Thomassin, qui n'avait échappé à la mort révolutionnaire qu'à cause de la chute >subite de Robespierre. L'ancien régime avait peu de partisans plus enthousiastes que ce bonhomme, portant jusqu'à la fin un bonnet de coton sur une coiffure à queue. Le jour oii la corporation des cuisiniers -queux-itraiteurs, dont il était le buraliste, avait été tout à fait supprimée, Thomassin avait pour tiSut de bon désespéré de son .pays. Les statuts de la communauté, objet de ses regrets amers, dataient du mois de mars 1 599 ; à différentes reprises Louis XIII et Louis XIV les avaient confirmiés ; notre homme les savait par cœur, aussi bien que le nom de tous les bâtonniers de cette confrérie, dont il n'était pourtant pas membre; son ex-bureau était quai Pelletier.. A plus d'une reprise il avait adressé à remperear, .par l'entremise d'un aîde-de-cuisine attaché à Çainbacérès, une pétition suppliante pour relever sa chère institution et pour mettre un frein aux désordres nés de l'aDUrchie culinaire. Cette rare persévéi:rafiifr4eût^||[| ^^^^^E^oqIc

\t LES ANCIENNES MAISONS DE PARIS

{{ùe le feu sacré, le génie de cet art Téclairait; mais c'était pour sa propre gloire un culte désintéressé; E^ant jeune il avait échoué, comme aspirant à la mattrise, en subissant son examen devant des bacheliers, maîtres et administrateurs de la confrérie; il avait mancpié le chef-d'œuvre que l'apprenti devait exécuter sous les yeux mêmes des jurés, et cette déconvenue subie à la lueur des fourneaux avait relégué le praticien dans les ténèbres de la bureaucratie. Pour obtenir la maîtrise sans épreuve, il eût fallu que Thomassin fût fils de mattre et élève de son père, ou qu'on l'eût agréé comme aide dans une maison princière.

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