RUE DE LA CALANDRE
Maisons au prieuré de 9aiiii«£loi* ~ Pépin-le-Bref. — Flieo^^nx. — Enseiirnes. — ildtel de Boursneil. — I<e «onpe-sorse* — Da^albert. - Jluia fl949. — lies ariisaiM.
Tristes misera venir e calendœ,
disait Horace. Les calendes , ces premiers du mois , étaient sous les Romains jours d'échéance et de contribution. Via kalendariay à Paris, c'était, au temps de Jules César, la rue où se payait l'impôt : toute autre supposition étymologique iait fausse route, bien qu'au xm* siècle la rue de la Calandre ait porté , outre son vrai nom , oeiui de Rue qui va du Petit-pont à la place Saint-Michel. Saint Marcel, évêquea§ Paris, y é%tftv§lÇ!Î^«^9"^'^
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le jour de rAscensiôn^ le clergé de Notre-Dame faisait une station au seuil de la cinquième maison adroite, en venant de ladite place Satnt*Micbel (rue de la Barillerie). Cette propriété qui, en Tan 1330, fut cédée à titre d'échange par lo prieur du Temple au chapitre de Saint-Marcel, çst au petit nombre de celles qui, dans la rue, ont fait place à des oon* structions postérieures au règne de Louis XV. Parmi les titres relatifs aux maisonsqui lui faisaient face sous Charles YI, nous remarquons : 1^ un43ail fait par les religieux de Saint- Éloi au profit de Belloyn, pelletier, d'une maison tenant du c6téde Notre-Dame à des dépendances de leur prieuré ; d'autre part ayant pour vis-à-vis les jardins du Palais, et aboutissant par derrière aux galeries et jardins conventuels; 3'' un bail à Lamouroux, autre pelletier, d'une maison contiguë à la susdite; 3"^ l'acte d'une donation faite par le curé de Saint-Merri aux religieux, d'une propriété tenant d'un bouta celle de Simon, qui faisait coin devant le Palais, d'autre bout au mur du cloître. Ces constructions du moyen âge ont été jetées bas lors de l'élargissement de la ruede la Barillerie, et relevées sur un plus petitespace. Lenuraéro 32 actuel, que M. Bosc a fait bien réparer, était l'une des maisons priorales indiquées plus haut comme adjacentes . à la location de Bélloyn ; elle a servi de résidence à quelques-uns des successeurs d'Etienne de Senlis, évéque de Paris, prieur de Saint-Éloi, et c'est plus tard, en 1629, qu'ont été mis les Barnabites au lieu et plac^,|j|@^ Religieux e
ai LES mw9m^MM»yf^ m paius
4e J^iatrÉloi. Bn iM\ aucun jour ne pouvait .encojre y Être pris sur Je ^rdiade la communauté; mais la {ircâii^ bitioDy pf03â8€tifem£lat levée lors du séjour épUcopal, a permie 4e leure payer .càèrement la même tolâraooe aux pro^ priétaires poMéctâura^ eu suâ.de^ âO ^livres tourôQis et lii dfeuka!» .de c»qs du :à i'arjchei^éque ! de .V.mHy tqui était ^as^ leur jieignetir. Ëo i^fiô, la miàisQa était iadjugée par j»»tenœ ide Itidtaticm it.Puu de8 héritiôra de Dehaasy, huk^ ster dujtoL L-a&ciwtie salle de l^vêque y est aujourd'hai divisée en iquatve |)liàces. Des vestiges de peintures, des médaillons ioùdei^^ ides espagnolettes dédorées, des pla-* ()ttes de i^ontrercieur «lé cheminées aux chiffres de François 1% de fleiwi I^^etide Loais XIV., u»e yaste eaisioe, qui rmaiuteniaifitiaâ (trouve à demi souterrainêi, fi'est^e ^pas asibœ fiour iStttestef encore que ce logis a -été iloogleflifiS seigneurial ?
La, belle fi$>i!le éœfaàre 4a. 30, une sijràne fl^ulptéeren piecre, xua bateàon jemi^irculaire à jolie rampe de l&r, qui $&A déluge d^alliance à deuxMtimeots nw la iimvr^ sont égatemesnt ;des raliques remarquables. Cette propriété a fart parlie d'un séjour de:PépiB4e-Bref, que nous a^etron* verQnsrtte£amt*-Éloi. Ujae oéJébrité plus moderj^ prince de la cuirâie rè^mttière dont le quartier ilatin^a coodtitué lentement Tapimage, faisait emplette de Tifameuble «on L'an isii, le Si-mv68e; c'était Jean-Nioolas JFliooteaux, ce â»&eai^ .tnûtov À |>ris: réduits, sous te nom du^piel Ajfégné
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0ptèë loi pittd (f un successear^ non molm babrte à substitua' aux met» eoiinus des plate n'en d^aa« <]Uê le n^m. Joseph Barri^e, bijcmtîer de la cour^ a piofsoéilé de même Ite numéro SI9, avant la grande révoliztion.
FrapponB maintenant à une petite porte à< dbux battants sculptés; n"" 3f .. En t573; une sentence était rendue^ par le baîHi 4e la jus>{lce'temporeite de Saim-Éibiv qui condam- MÉt^Glaude d^ Hery, graveur, propriéteire de cette maison à l'enseigne du Cheoal'-Blancy et ci-devant au' MotHan^ teniant d%n côté à la Couronne, (f autre part à' là Cloche, et par derrière à te rivière, à payera révoque qimtt^ denienr parisîffdecens, avec quinase' années tfarrâtigetf. Vers ce^témps-^là, chaque maison tirmt son nom d^tme image diffërente^ e*est ainsi qull y avait rue de te' Calandre : le Singe, dont le propriétaire plaidait en ♦5*99^ avec les religieux; le Cygne, pris à cens en 1 443, par Fradih, sergent à ebevaf, ayant pour voisins le couvent et un hi5tel cidevant^ à Pîerrede te Hôche; les Trois-roi»^ rwquir pour le cens par sentence de la prévôté en *587 ; la Titfille, contig<ie «CÊH Ti^sis'-pas degré : Saint-Mkrtin, qui touchait à' une allée de cinq pied», réservée par Jacques de Cauieir, archevêque d'Ambriiw, prieur commendatuire de Saint-Bloi en tiSO, comme (fiibouohé du jardin conventuel ; IHÈcu' de France, rar lequel étaient contestés les droiti» sc^gneuriavt éff Sbint-Élidî, sour Henri' II, par la veuve dé Bètthan, propriéthire) ^ par I& proisureur du roi^ mattreau^ 1irésorr|
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Les degréd à rampe de fer jusqu'au second^ pais à bailustres de bois, qui desservent le 25, ne font pas disparate dans cette rue du moyen âge, romaine par soa origine. Le S3, qui depuis un siècle appartient à la même famille par-devant, et dont Tarrière-corps de logis est séparé comme propriété, est pourvu d'escaliers caducs dont les marches déprimées s'appuient sur une cage à gros murs; au seuil reste gravé le titre d'Hôtd de BourgueiL Donc les abbés de Bourgueil, près Saumur, y ont eu leurs maisons de ville. Etienne de Bourgueil, professeur de droit à Angers, puis archevêquede Tours et fondateur d'un collège à Paris, a pris part à des discussions réglées sur les juridictions ecclésiastiques, où Philippe de Valois était représenté par Pierre de Cugnières. L'hôtel de Bourgueil est longé parla ruelle des Cargaisons, dont la lai^ur varie en deçà d'un mètre, barrée depuis t8â5; ce coupe -gorge, qui s^appelait aussi rue delaFemmeécartelée, était muni de deux lanternes en 171 4y à la clarté desquelles, en cherchant bien, on trouvait un cut-de-sac encore plus microscopique. Là est la seconde porte du numéro 19, qui en a une troisième, quai du Marché-Neuf, 1 6, où se retrace son enseigne, le Pélican ; celle sur la rue de la Calandre est vénérable^ mais assurément postérieure au règne de Dagobert, dont la tradition veut que la maison ait été le séjour, en face de la rue de son compère saint Éloi. Marie-Élisabeth de Nicolaï, veuve du marquis de laCh&tré, et Genevièye Vallier, ^mo de
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aiessire LeiBairàt, la possédaient, atosi que rédifice d'à côté^ en l'aanée 1631 ; M""" Lemairat les a apportés l'un et l'autre à sa» mari, un Pajot d'Onzembrai^ Le grandpère de M. Panoier s'est rendu en l'an xm adjudicataire du 49, dont la toiture, en juin 4848, a servi à couler des baltes; cette place de guerre offrait d'avantageux triple issue, triples caves, auxquelles plus d'un vaincu dut son Mlut, pendant qu'un jeune mobile célébrait sa victoire, dans la mansarde d'une jeune fille> où il ne fit qu'un prisonnier, qu'elle cacha pendant neuf mois. Quant au 17, il n'a pas eu de rois, mais un évéque pour premier occupant, dit-on, et i»mur hérissé d'une grille le sépare aujourd'hui du bâtiaient avec lequel il n'a fait qu'un pendan^t un siècle (M deux : des sculptures^ des ferrures intéressantes attirent l'attention sur cette propriété. Un Saint-Michel pendait jadis, n"" 1 S ou 1 0, à \xm maison au coin de la rue aux Fèves, cpntiguë à une autre qui était au curé de Saint- Pierre-des-Arcis.
Presque toutes les habitations que nous avons oublié de citer, se l^ouvaie^t occupées aux xv!*" et xv!!** siièçies par des mattres de tout corps d'état, qui alors ne souffraient sous le même toit qu^ leur famille et que leur profession. Cet isolement n'est plus, rue de la Calandre, que le propre d'un ou deux cabarets à deux fii»s, où Tivressedu gros vin et de l'eau-de-yie de pomme de tevre coûte moins bon niarché que celle de la c^air»
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