‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 4)Chapitre 28 sur 85 · RUE DU CENDRIER · texte numérisé non relu

RUE DU CENDRIER

Mais où est-elle? va se demander d'abord notre lecteur. M. Rousseau ne l'a pas découverte sans peine, à travers les méandres du quartier Saint-Marceau. Les naturels euxmêmes de ces parages semblent des Judas qui la renient; à cent pas à la ronde ils ne la connaissent pas encore. En conséquence notre envoyé jouait à Colin - Maillard , les yeux bandés , attendant qu'on lui dît : Tu brûles ! Mais vain espoir! Un sens exquis, le flair, qu'oflFensent pourtant au faubourg Saint-Marceaujes exhalaisons des fabriques, lui permit seul de s'écrier, après mainte et mainte volte : — C'est sans doute là.

Exclamation poussée rue des Fossés, en face d'une petite butte assez abrupte et où commence une rue dont l'écriteau est de ce côte prudemment illisible, dont le pavé évite avec soin la chaussée et fait seulement trottoir sur les

deux rives : il est vrai tja'à Paria rien n'est plus diâtiogué, plus rare que. de toticber la terre. On. dit que ce nom de €endr,ierM vient d'un dos; mais rétyizK>Iogie de Lourcine^ nom de la rue voisine, peut bien avoir fait double emploi ; la voici : Locm cinerum. EU' attendant que la cendre vole^ rue du Cendrier, autour des toniques de soie^ elle y peint des griaailles sur les murs d'un hortix^ulteur^ et le jardinage, lui aussi, nlest^l pas devenu un luxe? Un fid)ricant de ber* ceaux, industrie non' moins villageoise, occupe ^ n"" S, une maisonnette que, sous le Directoire, un maître maQonabàtie, pour y installer sa maîtresse ; cette destination et les maté* riauxemployés,débrisdequeIquedémoliUon^ feraient croire, mais bien à tort, que cette petite maison, à croisées garnies de vieilles ferrures^ date du temps de k.Régmee.

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