ME CENSIER
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De la rue qui précède à celle oh. nous conduit cette notice, M, Rousseau s'est dirigé sans avoir à changer de quartier, et voici le résultat de l'enquête qu'a ouverte ce commissaire-voyer au point de vue historique, sur les maisons anciennes de ladite rue, parallèle au cours de la j
Bièvre, que le plan de ïoiivin (466.8) appelle la vieille rue Saint-Jacques, mais qu'on a dite également rue Sans-Chiefy nom qui s'est transformé par corruption en celui de Censier :
N*" 6 : — Maison de santé sous la Restauration, ayant pour vis-à-vis plusieurs tanneries, depuis certains procès qui ont eu lieu entre les victorins et les génovéfains, relatif au détournement de la petite rivière deBièvre. N"* 13 : — Hôtel de président, sous Louis XIV, dont le jardin a disparu, mais dont l'édifice a gardé sa petite porte ornée d'un mascaron ; un capitaine au règne suivant en a fait le quartier de sa propre compagnie ; puis la maison a été réunie aux deux propriétés qui suivent, N** 15: — C'est depuis près de deux siècles une brasserie ; l'image de la Madeleine, au milieu du siècle dernier, y pendait à la porte d'Arnoult, propriétaire et fabricant de bière. NM7 : — Le susnommé Arnoult a tenu à bail cette- autre propriété, de l'hôpital qui venait après elle, ayant Gerbier pour fondé de pouvoir, et qui l'avait acquise de Gunaïde, médecin, en 1 674. Le même a eu pour successeur le nommé Santerre, comme brasseur vers 1750, et comme propriétaire trente ans plus tatd : l'enseigne de ce dernier, gravée sur marbre, est encore à titre de souvenir dans la cour de la brasserie. Maïs on ne retrouve plus, au 17, qu'une porte du corps de bâtiwent ou'est né le fils du brasseur, brasseur lui-même au faubourg Saint- Antoine , puis héros du 1 août et d'autres
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journées mémorables, comme commandant de* la garde nationale, et ayant réellement, par l'industrie de son père et par la sienne, les deux pieds à la fois dans ces deux quartiers populeux qui font toutes les insurrections. Quand San terre fut promu au grade de maréchal-de-camp, son père se décida à vendre la brasserie et la maison qu'il avait rue Censier; c'était en 1792. M. Cartier, maintenant chef de rétablissement et possesseur des trois maisons où i| est exploité, a servi jusqu'en 4 850 une rente hypothéquée au capital de 4,000 livres tournois, qui n'était rachetable qu'à la mort de la fille du général Santerre, laquelle a cessé de vivre sous la dernière république et dont est resté veuf le greffier de la justice dé paix de Lontjumeau ; cette rente forcée était l'effet d'une substitution qui témoignait de la prudence de Saiiterre père'et du peu de confiance qu'avait encore ce dernier , pendant qu'on instruisait le procès de Louis XVI, dans la solidité du poste et de rinfluènce de son fils. N"* 19, 21 et 23 : —Hôpital des Cènt-FiUes ou Notre-Dame-de- la-Miséricorde, fondé par le président Antoine Séguier, pour cent jeunes orphelines qui y étaient élevées depuis 7 jusqu'à 25 ans. En vertu de lettres paéentes dû roi, les compagnons d'arts et métiers qui, après avoir fait leur apprentissage, épousaient unede ces cent filles, étaient reçus maîtres sans qu'on exigeât d'eux le chef-' d'œuvre qu'ils devaient produire et sans payer de droits do réception. L'hospice fut supprimé à la Révolution ; ses bâ-
10 LES ANCffiNNES MAISONS DE PARIS
timents BOirt>«occQpés 4e »os jours par 4ei& iiitiwltrielB^ 'des fabrk».iits, maiB employés en ^grande pattie, comme grenier de la boukBgerie Soipkm, appartéâanl'à l'iissistance publique. PP 519 :— Si à&Q jmAïM deretrouwttt encore dans cette ps^tte de la roe à «nain drotte,1ottt comme «tir le plan de Paris traeé en 4?S9^ de vénérâMesmaisom atis^i continuent à border le cMé gauche/ parmi tesqtieUes^ ponr n'en citer qu'une^ au 2!9, est une fabriffei&de maTOqain, tenue de père en flis depuis un «iècte. Plusieurs de celles qu'elle précède ont conservé des portas cintrées , contemporaines de Fépoque où ia rue n'était ^'une impasse, et presque toutes soitit ocKSUpées parnségissiers, corroyeurs et tanneurs, ddirt toutes les préparation sont fecilitées à la fois par kiBièvre canalisée,. qui baigne par d^rière chacune de ces propriétés. N* 34 : — Petit:liôtel à rampe d'escédier en fer bieii oenservè, qui a répondu à l'enseigne de la Belie^-Btoiie dt qui «^ été réuni pendant un temps à une grande Kiaison de larue d'Orléans. En 17&6, il était la propriété d'Anne Beaucberon, dame d'bonneur de la princesse de Salm et veuve en premières noces de GoussaultdeChamponinet, capitaine des carabiniers, en deuxièsnes- noces de M. de Gaulan, gentilhomme de la reine , qui était veu> e elle-même de Jean Sobfêski, roi de Pèlogne. LouiS'âev6oxissault d'Alimont, M& de œtte .dame d^honneur, en hérita ; maiây pour la yendi» en Pan i 7€5 à M"' Cottîau, qui en fit pendant vingt années une iabriqtte de couvertures, à l'en-
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seigne éloquente du Cygne, il fallut : 1* rènsalsinement des abbé et religieux de Sainte-Geneviève, seigneurs censitaires de la rue; 2^ la légalisation authentique de ladite vente par Marie-Thérèse d'Autriche, impératrice d'Allemagne, reine de Hongrie, duchesse de Luxembourg, au service de laquelle était attaché le vendeur.