RUE DE LA CHAISE
Hfme de Coiirtaveune.~Iie barojnideCh<miin7»--i:i«eoiiiteMede8éthume.
— liC comte de Tandeoil* — I^es Petîtes-IUaisons. — JLeft 4MO pauvres.
— Fewiiaii Mlebetot. - I.e t» JoiMet 4991».
N"" 1 . — M"** la marquise deMassol tient de son père, le vî- GOïdte de Brosses, cette portiond -hôtel , qui ^te du règne de Louis XVI et qui s'est détachée d'en autre corps d'h6tel, situé à Feneoigntue de la rue. M"" 4e Gourtavenne s'arrangeait de celui-ci, pendant que M. de Brosses acquérait l'autre. Le yoistne du vicomte, à la première nouvelle de la j[)risede la Bastille, fit faire ses malles en deux temps; mais elle croyait si bien que l'émigcation serait Taffàire de quelques jours, qu'elle, avait laissé un couvert dressé dans la salle à manger, pour des amJs qu'elle attendait de pro* vince; ce dîner' de cérémonie eut largement le temps de refroidir, et la nation se contenta de faire réchauffer l'argenterie, qui fut mise en fusion dans le trésor public' Le corps de bâtiawait de M''*' de Gourtavenne alla lui-même se fondre dans une propriété v;oisîne, qui' appartient à M. le marquis de Groix, rue de Grenelle-Saint-Germain n"" 29 et 27.
N° 3. — M. de Groix dispose également de cette propriété, séparée de son hôtel, sur la rue de la Ghaise, par la maison de M""* de Massol. G'est un ancien hôtel de Ghemilly, vendu * en 1 764 à Préaudau de Ghemilly, par les héritiers de Glaude Cahours, baron de Beauvais* La baronnie de Ghemilly, en Anjou, avait appartenu sous le règne de Louis XH à Joa-
SâUS NATOi^Opr m. 3f
c*im de Moatespédon,. seigneur de Beaupréau; c'était le dernier rejeton d'une famille dont le nom allait s'éteindre^ faute de descendance mâle, si la baronnie et son titre n'étaient passés, comme héritage, dans les maison>sde6on(ii, de Colbert-Maulevrier ; la même baronnie avait été ensuite par Henri II érigée eti comté, pourGharIeg.de BoufboB^. prince de laRoche-rSur-Yon. L'hôtel deChemilly jK)rtait, en- 1787,un autre nom» celui de Béthune^Pologne. On sait quecette branche de la maison de.Bétbune était alliée au roi-! de Pologne, JeanSobieski. La oomtessede 6ééh«mie se défit de la propriété en 1810, et le chagrin^ avait fait de cette vieille dameune femme extraordinaicê ; la lecture des Ruines de Volney et des iVmIs dTYoungy voilà ses seules récréations; le crâne de son miari, qui ne la quittait pas, légitimait la source de ses regrets^ sasis que le tempsi ralentît leur cours ; ses idées^ noires l'empêchaient même de souffrir que^ Ton fit sa chambre.
N^' ô et 7. -T- Sur le plan de Paris en 1739, plus de murailles et moins -d'édifices, que de nos. jours, figurent sur la rive gauche de la rue de la Chaise, La ville de Saiat*Gérmain-des^Prés, car on appelait ainsi le vaste (îomaine censitaire entourant l'abbaye royale, inscrivait donc sur son terrier bien moins de contribuables que les bordereaux actuels du percepteur. Deux hèt6ls,<qui font face à la rue de Varennes, paraissent encore très-distincts l'un de l'autre ; du premier dispose, depuis peu d'années, M. le duc d'Uzès,
3i LES ANCIENNES MAISONS DE PARIS SOUS NAPOLÉON IIL
qui occupe le second de ces hôtels, dont la grande porte est majestueuse. D'origine Tun était plus complètement incorporé à l'autre. Par une restauration bien entendue, le 7 fit dernièrement peau neuve, et déjà, sous Louis XVI, on admirait les plafonds peints, la décoration intérieure, les dessus de porte , les médaillons en bas-relief de cette résidence des Vaudreuil , rétablie une première fois en ce temps-là sur les dessins' de M. de la Brière, architecte. Une collection de travaux estimables et de meubles de bouHe d'un fini merveilleux, toilettes , encoignures, armoiries et secrétaires, y méritaient d'autres éloges. Los tiroirs de ces secrétaires regorgeaient, dit-on , de billets doux ; les plus jolies femmes de la cour, à ce qu'il paraît, n^avaient jamais tout dit au comte de Vaudreuil, grand-fauconnier de France ; ou, du moins; elles ne,craignaient pas de se répéter. Il quitta la rue de la Chaise pour partager l'exil du comte d'Artois, pendant que son père, le marquis de Vaudreuil, ainsi que lui lieutenant-général, puis député aux États- Généraux, passait lui-même en Angleterre. Le comte ne revintqu'enlSI 4; ses biensavaient été vendus ; onle nomma gouverneur du Louvre et pair de France. L'un des deux hôtels de M. d'Uzès fut occupé, sous Napoléon P% par le prince Aldobrandini-Borghèse , qui avait épousé la fiUe de M'"* de- Larochefoucault,damed'honneur de l'impératrice Joséphine^
{Là fin de la notice de laruede la Chaise pataitra dans lalivraison suivante,)
Paris. — Imprimerie de Pommbbbt el Moreao, A2, rue Vavin.
Des rues de la Chaise, du champ de i'Alouette, des Champs-Elysées, des Charbonniers,. de Charenton/ Gharlemagne, Chariot et de l'avenae des Champs-Elysées.
«OnCES FAïaATVT PABTffi DJB L^OUVRAGE INTITULÉ :
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