‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 4)Chapitre 40 sur 85 · RUE DES CHANTRES · texte numérisé non relu

RUE DES CHANTRES

Cet alexandrin figurait naguère, sous la forme d'une inscaiptton pehate, rue des Chantres, n^ i . La maison ayant été Tefâiite en \ 849 , on i^etrouve maintenant cette légende, ^Mir sa fegade^ au qu»i NapoiéOn. De plas, on lisait à Tinté-

et on pouvait franchir l'escâlfer en spirale , sur les degrés iJuquefl les "deux amants n'avaient que trop échangé d'aiâieux. Mais ttwe porte en était témoin, qui reste encore visibte n*"?!. Odte porte, qu*on n'ouvre p4tis, libre à nous de la croire condamnée uniquement par vénération ; elle est juste

assez large, pour qu'Héloïse et Abélard pussent y passer I^ mains entrelacées, en s'y ret^ant tour à tour ; flanquée de deux petits supports sculptés en pierre, qui remontent à sept siècles^ on dirait qu'elle attend encore laMtàtwMeàe Vwsl et de l'autre. Longtemps un pout l'a protégée, mettant eii communication le manoir qui n'est plus avec celui qui reste, dont l'ouverture donne rue Basse-des-Ursins. Un petit jarr din, du côté de la rivière ,• bordait la maison démolie, où se trouvait, dit-on, sur un des pas de vis de l'escalier j le cabinet de travail d'Héloïse. On sait que les livres n'y manquaient pas *r mais les paroles d'amour y faisaient tort d'ar bord aux lectures, et puis les baisers aux paroles.

A proprement regarder, les deux rives de la petite rué des Chantres se trouvent actuellement dépourvues de devantures d'habitation. Cette ruelle a subi avec patience*, si ce n'est héroïsme, la suppression totale de ses portes, cotome par contre-coup suprême des infortunes de Tillustre théologien, qui fut son hôte. Son nom, qui date au moins du xvi* siècle, rappelle son occupation par les chantres de la cathédrale, beaucoup moitls amoureux qu'ivrognes, s*il feut en croire le Lutrin de Boileau. Ceux d'à présent, pour. habiter encore la même rue que leurs devanciers, se rendraient coupables d'eëcaiade ; mais la police a pris ses précautions , en y faisant placer trois becs de gaz, dont la lueur condescend à éclairer de profil des bâtiments dont la face est ailleurs*

sous NAPOU^N III. 4a

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