GALERIE COLBERT
mhêêéi Q»llMrl - Mlle li«b«olu.
M. Adam, da Comptoir national d'escompte, doit le jour au fondateur de la galerie Colbert, ouverte en 1 826, non pas sur les ruines d'un hôtel, comme l'ont dit plusieurs écrivains qui ne prenaient pas ia peine d'y aller voir, mais entre divers corps de bâtiment, encore debout au moment où nous écrivons, et qui restent de l'ancien hôtel Bautru- Serrant, plus tard propriété de Golbert^ puis au marquis de Seignelay, son fils, Il existe une fort belle gravure qui représente l'extérieur de cette résidence à Tépoque où Guillaume Bautru, comt0 de Serrant, l'occupait. La maison d'Orléans, à laquelle ce membre de l'Académie française avait dû sa fortune, fit établir ses écuries, dès 1720, dans le même local , qui échangea contre des râteliers les curiosités, les merveilles dont il était le réceptacle depuis que Levau en avait fait fait la résidence des Colbert ; on ne citait plus comme remarquable alors que la porte de ces écuries, morceau fort estimé des connaisseurs, et qui se trouve présentement remplacé, rue Vivienne, parles magasins de musique d'Heugel • Mais contigu au grand hôtel Colbert était le petit du même nom habité, après cette famille, par Paulin Fondre, receveur des finances de la généralité de Lyon, puis président à la chambre des comptes ; on vantait de ce financier le cabinet enrichi
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de glaces, de trumeaux et de marbres rares, décoré aussi bien d'une cheminée, précieux modèle. Les dépendances de l'hôtel GolbericoiBportaîent d^aMrtreteoiiftructions, outre les jardins, du côté de la rue Vivienne.
Mais du côté de la rue NeuT^-d^-Petita-Cbamps, da^$ le petit passage en équerre aj^^uté à la galerie deux ans après jsa fiormatioa, «st l'entrée du Ga£é Ckdbert, qui du rez^leohaussée a ^igné le premier ét^e de cet ancien corps de l'hôtd. Les élèves de l'Ecole poljftechnique ont adopté pour lieu ds rendes-tous cette portk>n de résidence historique^ rendue publiée par uq Qé^amà avant que ce fût un café ; ruaifocme élégtfat^ saartiiki de l'éeoW apparaît doue à chaque inttent, le ifieferecU et le din^anidiei» à cette extrémité de la galerie. Un miigasin de nouveautés occupe de même, mais d'une rue à l'aube. en emi^iétant sur la galerie, Fex-^propriété du ministre dont le grand nom couvre, comme pavillon, la marchandise que fait voguer \^ mode sur cette embarcation affrétée à l'époque de l'ouverture de la galerie.
Que d'officiers en herbes projetèrent des r^ards d'envie sur les montres de ce magasin, au temps ou Casimir Périer présidait à son toiir aux destinées, d'un règne l Plus d'oi^ élève de l'Ecole, avant de se rendre au café^ allait et venait, plein d'une curiosité qu'il croyait presque de l'amour, devant une porte vitrée de la galerie, au n** 26; là, soua l'apparence d'une gantière, brillait une beauté accessible, mais
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qui ne teoait compte, en fait de jeuHedse, que de la sienne ; elle impoâpait atix mieux fevorisés de pourvoir aux atours dont etie espérait une fortune, qu'en réalité lui ont faite les galants qu'elte ménageait, notamment le frère d'un ministre. Jeune ftanme sous verre, on l'appelait Labsolu ; à sa recherche k philosophie aurait perdu tout son temps à courir. C'est sa bonne qui vendait fes gants ; elle en demandait. Bref, à l'époque dont nous parlons, et en dépit de la belle rotonde Coibert, le point important de la galerie était le n*" 26, que M"* Labsolu n'a quitté que pour prendre un apparteaietet, avec voiture et rentes sur le grand-Hvre, dans ia rue Olivier-^Safnt-Géorges. A la bonne heure î s'écrièrent sur te coup plusieurs mères et beaucoup de portiers de filles moins ÏA^ù pistftagées; ptfrfez-moi d'avoir un nez grec et de sê eoiffer à là diinoise, qutad ceîa sert à quelque tîhose! TftttHia faît àe br»it M^** Labsolu, que l'ombre de son tm\ë vigflge, «uxtigneà piires^ aut souris plus souples que ses gante, plane à jamais sur la giaterie !