RUE DU COLISÉE
lie Colisée et lc« dansenni. ~ US . de Ii« Perte. — Ee due d'IIaèv.
C'est le tour de l'ancien chemin des Gourdes, serpentant entre des- marais, élargi et redressé en 1769.' Que ce miLlésime évoqué soit comme une baguette de fée , enlevant quatre-vingt-dix années au Paris dans lequel nous vivons! A ce tortueux sentier des Gourdes succède la rue du Colisée. Une mtonde est en construction, entre la rive droite
de la rue et le rond-point, dît la première étoile des Champs- Elysées. Le crayon de Le Camus, s'inspîrant de Tédiâce romain, dispose son amphithéâtre pour des musiciens, des danseurs, ces gladiateurs de tous les temps. Seize arpents permettent d'entourer le nouveau cirque d'un jardin assez vaste, assez varié, assez dix-huitième siècle pour abr^er toutes les séductions. En 1770, le Colisée ouvre somptueusement ses grilles , et ensuite Le Rouge , ingénieurgéographe du roi , en publie une description topographique, avec Tenthousiasme d'un artiste qui a*coopéré à l'œuvre.
Il y a Colisée en été*, tous les dimanches et autres jours de fête, de 4 heures à 1 heures du soir ; des lampions le constatent,, échelonnés dans l'avenue de Neuilly, à partir de la place Louis XV, et dans la rue de Marigny. Trente musiciens , d'uniforme vert et or, composent l'orchestre à l'ordinaire ; mais chaque jeudi a lieu une plus grande fête, avec surcroît de personnel concertant. Le prix d'entrée se double pour les grands jours , ce qui le fait monter à 3 livres. Une pièce d'eau pour les joutes et un espace découvert pour les feux d'artifice, que tirent chaque fois Séguin, More), Torré, virtuoses de la pyrotechnie, sont environnés de pelouses, de larges avenues, que relient des circuits ombragés. Aussi bien pour chaque fête il y a des fleurs nouvelles , semées ailleurs pour briller là , des gazons reverdis à fouler, et des charmilles rasées à point, ménageant