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Des rues Coquillière, Contrescarpe , de Coarcelles, des Coutures- Saint-Gervais, du Croissant et Croix-des-Petits-Champs.
NOTICES FAISANT PARTIE DE l'OUVRAGE INTITULÉ ;
LES ANCIENNES MAISOIÏS DE PARIS SOUS NAPOLÉON Itt
Monographies publiées par livraisons séparées en suivanl Tordre alphabéti({ae de» rnea.
RUE COQUILLTÉRE.
(Fin de la notice.)
^ Les héritiers Vaussy étaient les mineurs Langlois , M"** Molèaes , née Alison , M"® Vaussy et Angélique-Ni-^ cole Langlois, épouse de Jacques -Joseph Talma. Permis decroire, par consé€[uent, que le crédit du tragédien Talma n'avait pas nui, près du premier consul, à a conclu^ sion de cette affaire en suspens depuis le SO juin 1789. À Taudience des criées , le 8 floréal an x , fut adjugé à Le^ moyne, architecte, l'immeuble attribué à la succession, ancien hôtel Crisenoi, dont une aile tenait alors à Fouché, et le fond à la compagnie Saint--Simon. M. Tiolier, graveur générai des monnaies, fut en ISOSfacquéreur de Lemoyne.' Quelques années auparavant, le comité des halles et marchés tenay;€tesi>éaQceli,a!u ci-devant hôtel de Witmer, fermier.
général, ejfploité en hôtelgawi depuis FEmpire, payant loyer sous la Restauration au général baron de Baitus. Le %%y maison dépourvue de profondeur, garde un escalier à balustres, bâton noueux soutenant sa vieillesse. Au surplus, de Thôtel BuUion il y avait quelques dépendances sur la voie que nous étudions, et surtout l'hôtel Chamillart longeait exactement celle CoquilHère jusque, celle des Vieux- Augustius ; les û*' 30, 32 et 34, construits d'une manière identique, en étaient donc, et il eût été à souhaiter que le contrôleur général apportât la même régularité dans le département des finances. Du 219 et de cinq autres maisons qui y tenaient, étajient en possession, les Carmélites, aux siècles XVII et XVIII.
Le comédien Fleury avait son logement, en l'an vin, dans une maison, que font reconnaître sa cour illustrée de sculptures,, une rampe en fer tordu dans l'escalier, et le chiffre 44 dont la porte est guillemettée. La distinotion de ses manières à la scène, dans VEcole des Bourgeoky VHomme à bonnes fortunes et le ChevaUer à la Mode avaient fait de Fleury un modèle, après n'avoir été qu'une copie du temps de l'ancienne cour ; mais il avait failli, sous la Terreur, être traité absolument comme ua homme dé condition , et jouer le si&al rôle qu'oft M ^await répéter. Par ordre de Cdiot d'fierboiSi E'Ieury, J[^iive^ Dazinteourt, W^ Contât et Baucourt iiyai^t. été mis en jugement^ à la suite des représentations de VAmi ie^ idia, ci ils rammi succombé
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aâôurémeBt ai M', de Buâtà€irre y qui ne pofayàii le» seitif^er que par \m moyen de comédie^ oc'avait aouBtMîi le dosmer de rac€UË»rtiw au comité de éâdre4é générale^ dont il 0^ trowait reiaployé.
En fiai de ceanpte,, il existe dans la rue^ quelques haMl»tions trop décrépitea pour qu'on ne les soupçonne pad u^ peu d'être du xii"" siècle comme lapine. On y comptait aMâÉit^ la mort de Louis XIY 43 eon&tractiana et \ 7 lamifiaifrtis ; c'est à peu près le mécne: nombre qu'à présent. lln« croix: surgissait mi carrefour Saint-Ëuate^he^, au droili de: la ru& du Jour;
BLUES. GONTRESCABPE.
Plusieurs voies de communicatioii portent ce nom 9. qjoi leur vient des anoiennes^ por.tes.de Paris ^ dont elles cou* tournaient l'escarpeu
Le prolongemenl de la. me da Fauboui^'-Saint- Antoine jusqu'à la chaussée de Bei^cy rétrécissait le fossé de la Bastille en. \ 7&1 , et détruisait quelques échoppes ,'; pour les- ^ellas les. officiers de rétatrmaj0£ de cette place-fbrte se. contentèrent hénévolemenl; d'une/ légèrei indemnité, payée. ]^ le bureau de la. Ville;. l'aUgnâment de la rue Amelot^ qui se; trouvait ainsi GOAtinué^ avait reculé dans^ le fossé la>
contrescarpe du bastion détaché de la demi -lune de la Bas-» tille. Cen était fait , du reste, delà forteresse, qu'un peu plus de murailles et de fossés auraient été impuissants à défendre, lorsqu'on appelait rue Contrescarpe, en 1790, le boulevard qui en est devenu, sous le même titre,^ ainsi que la Seconde édition, remanié vers la fin' du règne de Louis- Philippe ps^r Tédilité parisienne.
Une rue Contrescarpe-Dauphine ou de Saint-André s'était ouverte pareillement près de Pancienne porte de Buci. On l'appelait néanmoins de la Basoche , eh 1 636 , c'est-àdire trente-six années avant qu'on démolît la porte, qui était devenue hors d'usage, -comme le sont à notre époque les portes Saint-Denis et Saint-Martin. Cette rue courbe, sur le plan de 171 4, accuse 1 maisons, qui sont les mêmes que de nos jours, et se rétrécit sensiblement^ dès-lors, pour déboucher dans celle Saint- André-des- Arts. Des fenêtres à coulisses et à petits carreaux, voire même quelques œilsde-beuf, lui donnent encore, du côté droit, un aspect assez vénérable ; mais ses maisons doyennes sont^ à coup sûr, dû côté des chiffres impairs. Une niche, au nMI , est vèm'^ sans doute d'une image devant laquelle on se signait. Le 7, en dépit de sa stature, se contente d'être aii rez-dechaussée une remise de voitures à bras, bien que l'auberge du Cheval-Blanc, qui a gardé tout à côté une physionomie pittoresque, fût, au milieu du dernier siècle, le bureau des. carrosses et messageries de Bordeaux, la Rochelle, Tours,
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Vendôme, Orléans et Bourges ; il partait une seule voiture par semaine pour chacune des destinations ; le prix était de 96 livres pour Bordeaux, nourriture comprise, 6 sols en sus par livre de bagages. En remontant jusqu'au plan de Gomboust , nous retrouvons ces bâtiments d'auberge, formant déjà leur carré sur une cour, mais dépendant en 1 652 de l'hôtel de Lyon, rue Saint- André-des- Arts.
Les murs du fossé de Paris étaient doubles également près la porte Saint-Marcel, que messire de Fourcy, en qualité de prévôt des marchands,, obtint de faire démolir, eu 16S5, pour donner une pente plus 4ouce aux abords des maisons qui existaient à cette époque rue Contrescarpe- Saint-Marcel, et qu'on reprit à 1 5 pieds sous œuvre, en donnant une indemnité à leurs propriétaires. Les fossés de TEstrapade, sur lesquels régnait ladite rue, faisaient partie de la ligne de fossés creusés dépuis cinq siècles entré les portes Saint- Victor et Saint-Jacques, et qu'on comblait sous Louis XIV.
Lés deux propriétés de la rue qui, sous ce règne, dépendaient du quartier de la place Maubert, sont fort probablement les n*** 1, 3 et 5, que nous estimons antérieurs à la reprise opérée sous la prévôté de Fourcy. Le 2, dont les étages font nombre, nous paraît avoir pris assiette sur le nivellement susrelaté, ainsi que le 4 et le 6, dont les constructions basses servent d'^eliers. Un jeu de paume se troUvait au 7, vendu en 17*0, à Baptiste Rouillé, officier, ^OiBile
rhéritier fut Michel Rouillé de Fon^^ipe, çpi^sdller honoraire au parlement.
Audit immeuble se trouvait annexé le cabaret qui ^hcfa^ le premier, renseigne de la Pomme-de-Pin ^ tournebrîde doût la fondation remonte à là fin du xn*' siççle et dçat Rabelais vantait les agréments. N'oublions pas que Ifi^mêm^ invocation fut prise pàç d'a.utres cabarets , notanament par, celui delà rue de la ïuiyerie, qui^ se flattait d'y faire, suite, et où Racine, Molière, Çhapefle, Lafont^ine se. réijinjssaiejat^ Une aiitrebuvette risquait la mêîqeeE^seigne^ aousLpuisXVL chez un concierge du j^rdiq des Tuileries, à l'extrénaité de, la terrasse du bord de l'eau : c'était, la Pommerde-Pin des racoleurs. Célèbre étiquette, à coup sur, et qui méritait d'autant mieux de survivre aux réyolptipiis. que c^îlçg-çj,
ont multigllé jusqu*4 Ifabup ce& sortes A'étebHssemente^ n'avaient p^id^antr^ rsiîso» d'^re quelamîpe en.coipipuiH de l'espiîitj Vue ponction du n^ % s^'çst détachée du ci-de^ant^ jeu de Paume ; oi? y a édifié une maison moderne, qui, agr partient à la géBiéra^e Avisjïwîr.iïliai^qiM, poRte, en vjçrl», de CQUTtimUQmw^i^^B eC^re l^ YiUe Qt]e préç.éd^^t d^t^ei^taur? dpiI^ditp^prppEi^té,, w^ ii.'^spWtioû eneaw rapp^tefl^ (gii'çlile a Bi:ia \u\ pî^icç dM mâcaprable cabarçlu Toiite^i^l^dernter exjploitab^'tdu toj4& historique » cédé^ lui-4i)^ft. ^ Qqaeig»^ à, ^u i»i^'«^ch9MQd de vi©,^ ru^ MouflE^.. t%rd,,doftt;^^>putîqi^e. f^^fa^je à^ Vin^csiptipife gçâçe; % 1^
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pont fait acte d'apparition de temps à autre , comme le curé de Meudon, dans cette buvette aux souvenirs, où une toile, en regard du comptoiar, re|)rés«tqi la vieille porte Saint-Marcel.
Le 15, qui plie SQus les aoftéçs^ est aussi l'endroit où fait coude l*avant-bp»s de cette rui& Cemtreecarp©, qoi reportait onze de ses maisons au contingent du quartier Saint-Beûott, Les n^' k% «4^ 17 et 1» sembl»^ d'iito.âge l^lus avancé que le SI, maÂson à cpi«tre (tortes^/que b 93^ qui compte huit étages, dont cinq d'escalier k balusitres, filature de ooton sous le premier empire* A cette âeynière propriété est contîguë une QoèisûB,à iaçade percée d'uw niche; vers la fin du siècle précédeat, nncbarpenUer y demeurait. Une paurtie de ces ionmetiblea dépendit «éaomoiii^ dit-on, de la caserne da la tm. SfimiçyGi^x^Yi^\% APnexQ de celle de Loureiae; o&aîs ou m/c^t p&ttë à |es p^eQdr^ de préférence pour deft oouvente^ : Impossible de retrouver au juste, car des iudications. se contrarient, à quel auméro de la tue baJ!^tait< Catherine Théos, visionnaire exaltée dite la Mère de Dieu, cqnd^mr née par le tribunal révolotionnpire et ei^écutéeavec dom Oerle, ki marquise de'Chatooois«€t Quéviepiont; m^decia du duc d'Orléans, le 27 prairial an lu