R»E CROK^DES-PETITS-CHAMPS
indlelselilidiçllQriefli — I<e due 4e Gteurrreik -- M- d'J^tioleik -r !'•▼•«,. dry. — I^es I^uthiemi. — Guerbois* ^ M^ett Petileii7Afaehe««
On fait fi dç ramidou en poudrç, qui cachait la neige des.ai^pées s;ur latOte de nos ao^eules,; m<^,,à soa tou^^ le xix® siède, 8^ fioi;ce, de remouter à l.a^ source de Teau, fa]^-. Jeuse de Jouvence, a fait sourdre l'e^^u de la^ Floride, qui restitue au:3^ ç^eveui^ gri^oquaut^i la n.y^nçe d^ la preoxièçe jeunesse, hm révolutions des Ëtats^ qui pnt aussi l^ur co^ cçjetterip, doç.]!} les. p^ogr^ se ft)at sentir, ont ce mobile : ne dater que d'tMer^ en désavQuant les jovirs qui précédaient., Ainsi qu'un très-grand 9,ombi^ de d^es, est-ce que bien des maisons elïjçs-mê^xes ne se rajeunissent pa^ par la tête ? Ne se coiffent-elles pas d'up, ou d^ pli^sieuf s étages qui Iqs grandissent, saQ9 recoupip aux. échassçs? Fort heureusenaenii ÎJI.. Roju^sea», qui, çijç. pajr rup,, mp^jwi^chswiju^ maison, pour nous tFansmettre successiyçnient ses notes, croit ne blesser aucune biensé^ppe en marquant celles qui portent perruqijftt.
Par ex€a[n|)l^/Qi;k a SJWchf^^ iw^ inaiiK>9 fort orij^ale^, au qqin, de la rue de la Yrillière ci de 1^ i;ue Croix-des*^ Petits-Qb^imp^.; autrefoi^^ so]^,d$i3Qiji.er étage était le si^cond,^ donilt 1^ joH balpon, bordele^ bi^eaii^. de ri/nton, l^uîHi^ à la. rédaction ife IftqwH»: m», ae ctQinwe» ffm toiijaursr étranger. Le ministre Poi^t^Mf a^^^PQ^i^t^^ W W^^^ ^9^ pçié às^ peîipél^er d^tpft sflt fi^llievçt.cçljlje^prx^priétp y ^Mi inféodée, dont l'architecte, en 1733, avait nom Pierre^ Oc«rip
maisons, chevalier de Saint-Michel, membre de l'Académie. Hébert, dans VAlmanach de Paris pour 1780, disait : « Elle « forme une encoignure en tDtfr ronde eccompaignée de deux <c trompes ; la proportion de son ordonnance et la hardiesse <( de sa construction ont mérité l'approbation générale. »
Au reste, la rue Croix-des-l^tits-Charaps, ainsi nommée dès le xix** siècle, ne s'était prolongée jusqu'à la place des Victoires, lors de la création de cette place par le maréchal d'Aubusson de la Feuillade, qu'en prenant de ce côté la dénomination de rue d'Aubusâon, qui ne lui resta pas. En 1615, il y avait encore un moulin, entre la rue Coquillière et le solde ladite place, qu'occupait un hôtel d'Êmery; l'ancienne butte du moulin n'ayant pas été aplanie donna l'idée d'un changement de niveau qui, comme toujours, causa des préjudices, en encaissant le rez-de-chaugsée des maisons, et en faisant descendre au rang de fossé le jardin du Palais-Royal. Lhôtel de la Marine^ dont le meilleur passeport est pour nous une vieille rampe en fer tordu, accueille de fort longue date les voyageurs ; il y avait bien dans la rue, sous Louis XV, quatre hôtelleries, desquelles deux étaient tenueis par des loueurs de carrosses, Gabaret et Francien, hôtel d'Anjou et hôtel de Bourbon ; Fune de ces maisons, à coup sûr, occupait les anciens bureaux de la compagnie du Sénégal, taainfenant hôtel de la Marine.^
La famille de Lussan avait son grand hôtel au n"* 38, trop bien remis à neuf, depuis onze ans, pour qu'on y Revoie une tache d'huilé qu'avait faite, disait-on, la mauvaise humeur de Colbert, en renversant sur le plancher la lampe du comte de LusSan, attaché àû prince de Condé. Puis la mai- , son fut dite dû Lombard^ lorsqu'un mont-de-piété, appelé alors mont de Milan, s'y installa au dernier siècle. Tripier, avocat estimé j qui l'habita ultérieurement, la laissa à ses héritiers. : . . . ^ .
SOU&^APOLÉON III. 2d
Le 35, où se trouve un xîhemisier, a gardé dans sa propre cour une chemise brodée de sculptures, qui faisait partie du trousseau qu'apporta à cette résidence le duc de Gesvres, > gouverneur de Paris, qui ne fer^iia pas la corbeille sans y mettre les armes du roi, comme' premier gentilhomme de sa chambre; l'écu en est visible encore, mais privé de signes sur la porte, et une ancre de vaisseau, qu'y avait ajoutée, en 4 750, une compagnie d'assurances, a été radiée également. On eût pu rehausser cette ancre, un peu plus tard, d'un jeu de cartes en sautoir; toutefois, la police n'eut pas besoin de cet indice pour y dépister un tripot, dont un autre duc de Gesvres, encore gouverneur de Paris, sut à peine qu'on purgeait l'hôtel où avait été son berceau. Celui-ci aimait fort à rire; son dos était chargé d'une, bosse, qui lui fit dire au peuple, un jour d'émeute : — Mes amis, personne plus que moi n'a à se plaindre des abus féodaux.
Du vieux balcon fleurdelysé, qui régnait dans la cour, n"" 31, il ne reste plus qu'une moitié, qui va être sacrifiée à rétablissement de magasins. Un escalier à jolie rampe lui survivra, dans le bâtiment du fond qui communique rue Neuve-des-Bons-Enfants, et aidera encore à reconnaître une maison bâtie, disent les actes, pour une des plaisantes d'Henri IV, qui en fit don aux religieuses de Crécy, auxquelles depuis 120 ans a succédé, comme propriétaire, la' famille qui en jouit maintenant.
La présence dans- les environs de plusieurs compagnies» maritimes et d'une auberge de la Marine, justifie une tra- < dition qui veut que ce départemwit ait siégé n^^S!?. Aujourd'hui c'est l'hôtel du Levant, qui ouvre par une belle porte à clous, et dont les chambres ont conservé des dessus de» portes peints et sculptés, auxquelles conduisant des degrés, ' protégés par une belle ferrure (|a même âge.
L'exhaussen^ent du soi nous explique les vestiges dej^
3a LES ANCIENNES MAK(»tS. DB PARIS
peintures adhérentes aus: cave» du ^* Senkinoi^t) domme son joli balcon n'a pas du tout Tair, m» ta ro€^^ 4'ê4re descendu d'un étage, on peut jurer que; l'aitutour des iraccords était un homme de talent. Cet immeuble «(djugé au eîtoyen Marck, le i& prairial an m, et pourvu alors d'un jardin, iavait été l'hôtel du lieutenant général See^eaux^ marquis; de Beaupréau, mari de M^* Duch4^ père de la comtesse de la Tour-d' Auvergne. NéanmoioB un banqiuiery nommé Rougemont, y demeurait vers la &» du règne de Louis XVI> époque où de grandes maisons de banque et de commerce étaient déjà créées aux alentours, notamment la bq^od Delessert, rue Coq-Héron, a"* 3..
La propriété adjacente Ait vendue par M. Mallat, gendre de Tripier, au baron de Nivière, avant de passer au pèrQ Bjrion, touei» de voitures. Au comnatencement de l'Empire, on y dînait, chœ un traiteur appelé Barbet.
On avait dtné de même au SI1 , pendant tout le. demisiècle qui VMaii d'échoir, car il y avait une table d'hôte; à 32 sols, prix moyen de ce temps-là, et jusqu'à des appartements qui coûtaient 400 livres par mois, à l'hôtel d^ Bretagne, dont l'enseigae, vers, 1805, a été atborée en fao^ de son premier loeal. Un roman fit descendre Faublasi à oeA hôtel, qui BL'av^t. rien d'imaginaire, puisque nous e^dot*» nous l'adresse» Deux des fils du marquis de Juigné, colonel du régiment d'Orléans, tué à la bataille de: Guaatalte,. et. qui furent députés au^: Etats^Gélll^aux^ comme leur frère, l'archevêque de Paris^ donnaient à bail cette propriété ; puis la NatioUi se^ l'applicpidi* Un écussoi^ ovale, en marbre npir, portant en lettres d'oc L'Qoseigne de l'hôfeeUede, en a. ^é exhumée de notxe tevtps,. pmime borne fiemrdn{(fsée,. d'une époque plus^^ reculée^ Aussi bien un passag0 mwh, sous le bâtiment du miliôu^ p^roet d^gagnerJes, cc^istoiCK tiôja diifood; ce tunnfiUfltr'ouivnekcerGueiLpoiaôinfôldijre,
SOTS^ NAPOLÉON lîf. ' 31
dû rez-de^haussée, qu'on a enterré rif, en élevant !es abords de la place des Victoires, et qui s'est transformé en u» premier berceau de caves, qui garde le niveau du jardin du Palais-Royal. Un escalier de palais, bien conservé, carré et tout en pierre, et puis des mansardes sur la rue, qui semblent avoir servi de modèle à celles du château de Chantilly, font remonter à la fin du xvi* siècle l'origine de ce bel ko tel, qui fut cWui de l'abbé de Saint-Honoré. Au surplus, la maison, en jetiant le froc aux orties pour ouvrir ses portée à tout venant, fut le berceau de royales amours. Les premiers rendez-vous de Louis XV et de la future marquise de Pompadoùr avaient lieu rue Croix-des-Petits- Champs; une publicité ménagée par des indiscrétions graduelles préparait pour M"* d'Etiolés la succession de M"^ de Qiâteauroux : le roi entrait à l'hôtel de Bretagne par une porte rue Neuve-des-Bons-Enfants, où le suivaient deux de ses courtisans, et peu à peu la nouvelle favorite s'établit hautement à Versailles.
Un ordre moins relevé de galanteries avait sa chancellerie chez la Vaudry, qui logeait aussi dans la rue; nous croyons que c'est au 28^ dont la porte bâtarde se prêtait au mystère, comme le balcon aux œillades. Mais la réputation de cette voie publique n'en a pas été e/itachée; elle avait une spécialité musicale et presque éolienne, comme quartiergénéral des luthiers, lorsque la harpe faisait fureur. Les facteurs d'instruments ne l'ont pas entièrement quittée ; mais on chercherait en vain le nM 1 , dans une des maisons édifiées par le chapitre de Saint-Honoré, pour en percevoir le revenu, la boutique d'un luthier qui faisait d^-nser des violons, du temps de Grétry , par un mécanisme à musique, et qui attroupa tout Paris successivehient devant sa porte. On remarque, par exemple, au 32, un magasin de layetieremballeur, portait la date de 4740. Est-ce par modestie
qu'aucun millésime ne s'affiche chez le successeur de Guerbois, pâtissier, dont le renom pour les pâtés est constaté par une note, dans une éditioa de Regnard, contem^ poraine de l'auteur du Distrait?
N^ 16, enfin, était le bureau des Petites- Affiches, de Ducray-Duminil; l'arrestation de ce second écriv3.in, succès-^ seur de l'abbé Aubert, dans son journal, depuis le 15 septembre 1790, fut provisoirement décrétée, le 14 nivôse an II, parc« qu'il avait inséré dans ses affiches l'annonce d'une vente à faire en assignats démonétisés; par bonheur^ il sut exciper de sa bonne foi, et revint rue Croix-des- Petits-Champs. Mais dans cette feuille, fondée en 1612„ l'abbé Aubert donnait des fables, Demoustiers rimait des épîtres, et Ducray-Duminil faisait bien des articles ; M, de Saint-Génies lui-même y publia ses premiers vers, dans les pages réservées à la littérature, et que les annonces depuis ont envahies.
Voilà bien tout ce que nous savons sur les maisons de cette me, qui devait son nom à une croix, placée à l'angle de ia rue du Bouloi; voie de communication prenant sa source à la barrière des Sergents, point de l'enceinte de Philippe-Auguste, qu'un corps de garde marquait encore, au coin de la rue Saint-Honoré, démoli en 1 805.
Paris. — Imprimerie de PomaMT el Momao, ft2, rue VatIo*