RUE DES DEUX-ERMITES
Ouverte au xii* stècJe^ on la trouve citée successivement sous des noms différents : rue la Confrérie-Notre-Dame , en 1300; rue des Deux-Serviteurs, en 1640; rue des Deux- Ermites, après çela^ Or la grande conférence d© Notre- Dame fut une pieuse association dont les bourgeois de Paris formaient le, premier élément; les miembres s'en qua;lifiaient serviteurs et serfs delà Vierge. Pourquoi ne pas croire que deux de ces serviteurs avaient vécu comme des ermites, bien qu'au miliep;de la Cité, soit dans la susdite petite rae, soit dans une rue ou elle débouchait, et que le premier siège de la confrérie de Notre-Dame s'y était trouvé avant eux? Sur les places, dans les rues passantes , ne troûvait-pn pas, sous Louis XI, t^mtôt un reclus, tantôt une recluse, qw ' avait fait fnurer b§l porte,, pour s'encager derrière une grille ? n }
i% LES ANCIENNES ftAîSONS DE PARIS
Supprimée en partie par là ttxe Constàntîne, la rue des Deux-Ermites a gardé deiïx réduite du moyen âge, sur les trois ou quatre maisons qui la maintrennent au rang de rue. • '
Son n*' 1 , dotït ïe rez-de-chaussée opère un lègef retrart sous un premier étage qui surplombe, rendait autrefois moins odieuse la manutention des vases pleins, qui de ses fenêtres à coulisses étaient vidés près du passant^ lequel en était quitte pour de^ éclaboussures à la condition de serrer le mur. En face', là rue entaille d^un petit carré son vénérable n** 2, qu'illustre encore dans sa niche une image de Notre-Dame, et d'evant tequefle un vide respectueux fait rentrer l'angle qui lui est commun avec la rue perpendiculaire desr Marmousets.
Dans lé bas de la boutique dii marchand de bric-à-brac, qui étale aux pieds de la madone, est réellement scellée à l'extérieur une pierre abrupte ; mais il est devenu difficile d'y reconnaître, dans un relief qui paraît tailladé, un chien qu'on y avait sculpté à la place d'un chien de feïence, mis en pièces la nuit par une main inconnue. Cet emblème de Pinstinct et de la fidélité rappelait l'expiation devant les hommes d'un crime, dont l'expiation devant Dieu était confiée à Notre-Dame, depuis le règne de Henri II. tin pei^ruquier, tenant rasoir et lancette a\i service de ses pratiques, logeait alors tf %. Un étranger qu!oh avart vu entrer dans sa boutique et lui prêter son meTatpi^]ço^
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raBé, m fut plus pçncotitré du t(iut;^n ne sav£dt comment expliquer sa d i^pariticii.^ Un ^mi foiiiitla tout Paiis^ accompagné par le ehiôii â» déjfuQt, jqui^ en passant dmns cette rue étroite, bondir dans la maifion, gratta le p^andier avec une pei^eistance qu'il y fit découvrir une trappe^ et sous la tra|)pe une double oare, qui existe encore de nos jours^ où fot retrouvé^ coupé en petit» monceaux, le corps de celui qu'on cherchait. Non aontent à'éiate chirurgien, le perruquier s'était fait assassii^.; il avait pusé un marché avec U9 pàti^sder du voisioAgÊ, dont les pâtés en grande réputation contenaieaut un: hachis de ii^air humaine» On roua
vifs les deux: soélémts Cette histoire à faine peur,
avouons -le, n'^st qu'une traditioa; «ais de père en iUs, dans la Cité, beaucoup de geois y croient, d^uisdeux siècles, . .