‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 4)Chapitre 83 sur 85 · RUE DES DEUX-PONTS · texte numérisé non relu

RUE DES DEUX-PONTS

Qu^nd nojus étions au quai ^ourbon^ et sur d'autres points de L'Ue.SaÎBt-LdiBift^ plusieurs documenta inédits Hai]£( aidaient à cèmooterjafqa^à F^poque de la colonisatbodece quiurtier^figurairt an vaisseau cpû remorque au ittiJieii de ia Seine un pius; grand vaisseau, la Cité. Le Diùiionrmm 4^,TUe^rde Patm fait.jrea»o&t0r à jui^ta titre

l'origine de la rue des Deux-Ponts, qui y relie le pont Marie au pont de la Tournelle, à l'année 161 4.

Deux maisons qu'on trouve les premières à main droite^ rue des Deux-Ponts, en venant du quai de Béthune, furent laissées à son fils par le président Lambert de Torigny, ainsi que l'hôtel Lambert, sa création à la pointe de l'île Saint-Louis. De plus petits propriétaires traitèrent, sous Louis XIII et au commencement du règne suivant, avec les grands spéculateurs de l'île, soit des terrains, soit des maisons qui bordaient cette rue transversale. On y chercherait en vain Tissue de plus d'un immeuble ayant façade principale sur les quais, sur la rue Saint-Louis. On y compte, au surplus, moins de portes cochères que bâtardes.

Toutefois le n** 1 4, mis au service des voyageurs sous le nom d'hôtel de Màcon, fut logis aristocratique. Sa façade manque d'ampleur; une vieille mansarde y ressemble à la plume des feutres du temps de la Fronde, et ce petit équipage, pour une maison de rafiiné, n'en fait paraître que plus grande la porte qui s'arrondit en bas, comme l'arche d'un pont ou d'un aqueduc. La vigne vierge se fait jour entre les fentes des pavés de la cour, pour plaquer des feuilles sur le mur; un escali^ assez spacieux fait monter l'une sur l'autre les quilles en chêne de sa balus^ trade, à l'un des angles de cet espace découvert. Les boulingrins et les charmiHes d'un petit jardin, avec un paviHoa au bout, s'aperçoivent à la fois, comme à travers le double

sous NAPOLÉON III. 21

verre d'une lorgnette^ derrière les deux rangées de croisées du corps^le-logis intermédiaire. La famille de Glermont- Tonnerre résida pendant quelque temps dans cet hôtel au XYii* siècle, et elle possédait également uù certain nombre de maisons voisines, qui à leur ancienne réunion entre les mains d'un seul propriétaire, doivent des servitudes réciproques : fourré de broussailles dont les épines sont ordinairement des procès. Charles-Henri, comte de Clermont et de Tonnerre, baron de Crussy, seigneur d'Ancy-le-Franc, avaitépousé le 27 mars 1 597 la fille du marquis de Sourdis, dont il eut 13 enfants; il fut chevalier des ordres du roi, son lieutenant en Bourgogne et bailli d'Auxerre, et cessa de vivre en 1640.

Le 1 3 et le 1 5 n'ont fait qu'un, comme plus loin le 23 et le 25. Au 1 3 : porte cochère ferrée de gros clous et escalier à balustre de bois. Le 28 date aussi de l'ouvert ur.e de la rue : j'en atteste la double aigrette de ses mansardes. Ou au 32, ou au 38, logea Lagrange-Chancel, auteur des Philippiques qui s'attaquèrent au Régent : ce poète, qui maniait le fouet de ' la satire, était le locataire, rue des Deux-Ponts, d'un huissier à verge.

a LES ANOBrOifiS BiUSOM&fflS PARIS

Page 1