RUE SIMON-LEFRANC
ment de Picardie, une qu'habitait M. Georges, avocat, et une autre, M. de Chavaudon, conseiller au parlement. Les loyers de deux propriétés présentement n"' 1 et 3, ou bien en face, étaient payés à M. Pierre de la Croix, contrôleur de la maison du régent. Du côté des cbilïres impairs se trouvaient, à n'en pas douter, et l'hôtel de la famille Philippe, puisqu'il donnait en même temps rue Pierre-au-Lard, et la propriété eiicore indivise des héritiers de Proust, seigneur de Houilles et du Martray, lieutenant-particulier au Chàtelet, laquelle s'étendait non-seulement jusqu'à la rue Pierre-au-Lard, mais encore jusqu'à la rue Neuve- Saint-Merri. Sur la rangée des numéros pairs, M. Aubin, secrétaire des finances, disposait d'un hôtel ; il y tenait par-derrière k M. de Faverolles, de la rue Geoffroi-Langevin. Le n" 4 appartenait au sieur Cousinot, et l'ancien hôtel de Mesmes, n"' 8 et 10, au porteur d'un célèbre nom, M. Cassini de Thury, maître-des-comptes, qui était lîls unique de Jean-Dominique Cassini, premier astronome du roi, et qui succédait à sa mère, née Delaistre, comme propriétaire rue Simon- Lefranc. Le chapitre de Saint-Merri 1 était aussi près de M. de Thury.
En 1707, l'habitation et les bureaux de M. Robert, procureur du roi, avaient une porte principale dans la rue Sainte-Avoye, une autre dans la rue Pierre-au-Lard et une troisième, qui se retrouve rue Simon-Lefranc, n" 9. De cette agglomération se détachait un peu plus tard l'hôtel Philippe, déjà cité.
En l'année 1652 on avait bâti le n" 17. C'est probablement la maison qu'habitait M. du Buisson, intendant des Hnances, en 1692.
En réduisant de 80 ans ce millésime, nous voyons M. Charles Benoît, maître-des-comptes, acquérir d'un conseiller au parlement, M. Lescalopier, une grande maison à deux coi'ps-de-logis,