‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 52 sur 65 · J)4 RUE DES MOULINS · texte numérisé non relu

J)4 RUE DES MOULINS

de M""" Dufour s'en était rendu adjudicataire en 1758, sur licitation poursuivie entre les héritiers et représentants de Marie-Jeanne Varlet, épouse en secondes noces de Louis Gluclv d'Épreviile. Valleton en fut l'acquéreur enl790, et Jumeldeux années après; celui-ci vendit, dès l'an ni, h M""^ veuve Raymond de Saint-Sauveur, qu'un sentinaent de gratitude a portée, comme royaliste, h léguer son immeuble î) l'avocat Desèze, défenseur de Louis XVI, et à M. de Belletrux, plus tard garde-ducorps de Louis XVIÏL D'anciens ministres y ont l'un après l'autre occupé des appartements : MM. Mérilhou, Corvetto, et il y reste encore M. Sénard.

Le 17 n'est qu'une des façades d'un ancien hôtel de Baziliôre, donnant aussi rue Thérèse et rue Ventadour, qui appartenait à Laideguive, d'une famille de notaires. La rue Thérèse, de ce côté, et l'autre, dans sa totalité, ne forment à elles deux qu'un bras de rue. Le garde-notes y avait des voisins porteurs de noms appétissants pour leur contemporain d'Hozier, le généalogiste delà cour: le marquis Brunet d'Évry, la baronne de Montmorency, le marquis de Ferrand, M. de Saint- Wast, M. de Mesgrigny. Dans notre rue, la maison qui suivait avait pour détenteur M. d'Embrun, et celle d'après, le comte de Gouy-d'Arcy : 19 et 21 à l'heure qu'il est.

Vous lisez vis-à-vis : Hôtel de la Côte-d'Or, sur la porte d'une maison qui communiquait avec une de la rue Sainte-Anne; elles furent toutes les deux, habitées par le fameux baron d'Holbach. On sait que cet amphytrion de la philosophie recevait ii sa table les convives que M™'" Geoffrin trouvait avancés pour la sienne. D'Holbach passe encore pour l'auteur d'un grand nombre d'écrits ultraphilosophiques, publiés sous le voile de l'anonyme ou du pseudonyme. Aurait-il toujours joui de plus de liberté, pour ses publications, à Genève qu'à

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