RUE DE LA VILLE-L'ÉVEQUE, ETC
que ville. Les évêques, puis les archevêques ont conservé sous leur censive jusqu'à la grande révolution la plupart des maisons que nous revoyons dans la rue.
Les noms correspondant à ces propriétés, sur y Atlas des plans de la censive de V archevêque de Paris, commencé sous Varchiépiscopat de 'tnonseigneur de Beaumont, par Rittmann et Jiinié, et terminé par ordre de monseigneur Antoine- Eléonor-Léon Le Clerc de Juigné, archevêque de Paris, duc de Saint-Cloud, pair de France, par Junié, son ingénieur-géographe, sont les noms suivants :
Droite : — Les religieuses de la Ville-rÉvêque ; l'église, le presbytère et le cimetière de la Madeleine ; la fabrique de la Madeleine ; Le Clerc; Trudon ;■ Colin de Colign^'- ; Gérard; Alexandre; Louvet ; Froment; de Marbeuf; Crépin ; les héritiers Du Belloy; Langiboust-Dupin ; de Francueil ; Vassé, sculpteur ; Drouet ; Houdon, statuaire ; Froment ; Glinet ; Ligné.
Gauche: Milon Dayré ; d'Espagt^ac; l'école de charité de la Ville-l'Évèque ; d'Auvray ; Chevenny de la Chapelle; Buret; Corbelin ; de Surgères ; Chéron ; de Laborde ; Camus ; de Castellan ; Cretey ; M™» Hélanchouan,
Les bénédictines de la Ville-l'Evêque devaient leurs deux maisons et leurs 13 arpens, domaine donnant en face de la rue qui porte ce nom et puis longeant la rue de la Madeleine, à Catherine d'Orléans-Longueville et à Marguerite d'Orléansd'Eslouteville, sa sœur. On y avait placé, pour commencer, dix religieuses de l'abbaye de Montmartre; mais, dès 1647, le monastère fut érigé en prieuré indépendant. Les sœurs de ce couvent étaient au nombre de 50, dans le dernier siècle ; pour y prendre le voile, il fallait une année de noviciat et six mois de postulance, qui revenaient ensemble à 450 livres, et la dot ordinaire variait