RUE NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES
service du 6 comptent encore plus de campagnes : des balustres de chêne font créneaux dans son escalier. Par conséquent, il date d'une époque où sans doute le Chemin-Herbu n'avait pas encore ceint sa robe virile de rue Notre-Dame-des-Victoires.
La première pierre de l'église des Petits- Pères, placée sous cette invocation, fut posée par Louis XIII. Les Petits-Pères étaient des augustins réformés ; leur territoire longeait ladite rue et n'était séparé de 19 rue Vivienne que par un hôtel, du côté de notre place de la Bourse où ils ont substitué eux-mêmes des constructions au mur de jardin. Ces religieux, en plein xvme siècle, étaient au nombre de 80, sans compter les novices, qui payaient de pension 400 livres. Les pères ne se doutaient guère que leur église, pendant un interrègne, se travestirait elle-même en une Bourse, à l'entrée de la rue des Victoires-Nationales. Fermée au Louvre le 13 janvier 1795, la Bourse s'ouvrit aux Petits-Pères le 12 janvier suivant, puis fut transférée au Palais-Royal le f octobre 1807.
Peu de temps avant la suppression des monastères, M. Pajot disposait des immeubles répondant de nos jours aux premiers chiffres pairs. Tout ce côté bourgeois de la rue appartenait sous la Régence aux particuliers dont la nomenclature suit:
La maréchale d'Estrées, au coin de la rue du Mail ; la veuve de Montarlo ; le sieur André ; le sieur Vincent ; le sieur Penon ; le sieur Berthelot ; le marquis de i'Hospital ; le sieur Leduc ; M. Orry, au premier angle de la rue Saint-Pierre ; !e président Séguin, second angle; M. Dubas, lieutenant aux gardes-suisses; la dame Rolland,; le président Séguin ; la comtesse de la Bretèche ; M. de la Touanne ; la dame Bostel, au premier coin de la rue Joquelet;la dame Avise, second coin; la même ; la veuve Masson ; la même ; la veuve