‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 88 sur 114 · RUE CHARLE MAGNE, ETC · texte numérisé non relu

RUE CHARLE MAGNE, ETC

maison professe affectée au lycée et s'était ouvert avant la révolution de Juillet. Les jésuites s'étaient établis sous Henri III rue Saint-Antoine, dans un hôtel Rochepot et Damville, que le cardinal de Bourbon avait acheté pour eux de la duchesse de Montmorency. Or Damville avait eu pour frère l'amiral de Coligni, dont les états de service pouvaient avoir inspiré le choix des attributs de marine qui figurent parmi les sculptures extérieures de ce reste d'hôtel historique. Mais l'église Saint- Paul-Saint-Louis, bâtie par les jésuites, qui se sont agrandis en l'année 1618 par des acquisitions nouvelles, tient la place de l'hôtel Rochepot. La tourelle survit à ce qui a été reconstruit de l'ancien hôtel Aubriot pour l'amiral de Gravillc sous Louis XII.

Charles V en avait fait les frais pour Hugues, Aubriot, prévôt de Paris, dont le prédécesseur avait été Jacques de Paci, en sa maison des Marmouzets. La confiscation avait mis le roi en possession de l'hôtel du prévôt disgracié, et Charles VI l'avait vendu à Pierre de Giac, chancelier de France, dont Louis duc d'Orléans avait été le preneur. L'image du Porc-Épic, arborée alors sur la porte, était l'emblème d'un ordre institué par ce prince, qui avait donné ledit manoir à Jean duc de Berri, en échange des Tournelles, et Jean de Berri en avait gratifié Jean Montaigu, surintendant des finances, snisi et décapité en 1409 pour crimes de sortilège et de malversation, mais réhabilité dans sa mémoire au bout de trois années. Guillaume de Bavière, comte de Hainaut, partisan du duc de Bourgogne, tout en n'étant qu'usufruitier à vie de l'ancien hôtel Aubriot, y avait précédé, au xve siècle, son gendre Jean de Bourgogne, duc de Brabant, et le connétable Arthur de Richemont, dont la femme, Marguerite de Bourgogne, y était passée d'une vie dans l'autre. Ensuite Robert d'Estouteville avait refait du logis celui

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