‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 89 sur 114 · RUE CHARLE MAGNE, ETC · texte numérisé non relu

RUE CHARLE MAGNE, ETC

du prévôt de Paris, en en remplissant les fonctions, et pareillement son fils Jacques après lui. Louis Malet, dit l'amiral de Graville, renouait lui-même le fil d'une autre tradition: il était arrière-petit-fils de Jean Montaigu. Son gendre, Pierre de Balzac, baron d'Entraigues, vendit a Guillaume Legentilhomme. Puis il y eut division. Mauran, conseiller du roi, n'était propriétaire en 1608 que de la moitié ; le reste appartenait dans le cours du même siècle et du suivant à la famille parlementaire de Jassaud, qui eut aussi le n° 9 de la rue.

Cette autre propriété, si elle ne comptait encore que pour une dans les 12 reconnues en 1714 à ladite rue. n'en a pas moins fait trois, réunies en 1784 par Pierre de Jassaud, seigneur de Bournonville, ancien officier du roi. Une origine plus reculée y est parfaitement attestée par une tour, encore en faction du côté de la caserne, et par un escalier, pourvu jusqu'au premier d'une élégante rampe de fer, à laquelle font suite des balustres de bois. Jassaud de Bournonville en tenait une portion de Ml,c de Benoimont, dont la famille Taillandier avait eu le père pour acquéreur, et un autre corps-de-bâtiment lui venait de Jean Pantaléon, vicomte de Buttler, capitaine au royaldragons. Plusieurs grands-oncles de Buttler, qui descendaient de Robert, duc de Normandie, avaient été généralissimes des armées de la Grande- Bretagne ; la reine Élisabeth avait eu un entant d'un membre de ladite famille, son cousin au cinquième degré, et ce lils avait suivi Jacques II en France. Mlle de Jassaud, dont la mère était née Boiscbantel, avait en se mariant 200,000 livres, dont l'apport était constitué en totalité ou en partie par cette maison, dans la censive et mouvance de l'Arcbevêcbé, et par celle dont nous parlions tout-a-fbeure.

Le 9 et le 7 ne sont mômtî pas les seuls qui

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